FAUT-IL ETRE BEAU OU BELLE POUR REUSSIR ?

Observations chiffrées :

Faut-il être beau pour réussir ? La question peut paraître légère, voire futile.

Elle mérite pourtant d’être posée, tant l’apparence physique joue dans le monde du travail.

Sydney Ohana : En France, Jean-François Amadieu, Directeur de l’Observatoire des ­discriminations est catégorique : “Le phénomène commence dès le plus jeune âge. Pour les mêmes devoirs, les enfants beaux sont mieux notés que les laids. Les grands font statistiquement des études plus brillantes, de plus beaux mariages et de meilleures carrières.”

A compétences égales, un candidat obèse a deux fois moins de chances qu’un concurrent “standard” d’être convoqué à un entretien d’embauche. Pour un poste commercial, il est trois fois plus désavantagé.

Il a même été démontré qu’un orateur « beau » peut convaincre un public plus facilement qu’une personne au visage « disgracieux ».

L’impact de la Beauté est considérable puisqu’elle nous manipule inconsciemment, comme si nous étions tout simplement programmés pour apprécier la Beauté.

La Beauté attire et fascine.

Quelles que soient les circonstances, il y a une surévaluation de l’individu « beau ». On lui accorde des qualités de travailleur, de personne intelligente, doué, plus sincère comparé à quelqu’un de plus laid.

À quoi attribuer cette prime à la beauté ? Selon les sociologues, les individus séduisants sont considérés comme détenteurs de plus de qualités que les autres. Les beaux sont jugés plus intelligents, plus ambitieux, plus chaleureux, plus sociables, plus équilibrés et moins agressifs.

Inversement, les physiques disgracieux sont jugés sans motivation, manquant de présence, de dynamisme et de charisme.

Plusieurs solutions permettent de faire oublier l’enveloppe corporelle et de valoriser la personnalité :

1/ Une tenue vestimentaire adaptée / s’approprier un « look » et s’y sentir bien

2/ Une gestuelle étudiée et la mise en application de certaines techniques de leadership

3/ Le recours à la chirurgie esthétique

1 – Les cabinets de relookeuses :

-Dévoiler les parties les plus fines de son corps (poignets, chevilles…), car elles sont symbolisent le dynamisme et le contrôle sur soi-même ;

-Ne pas se cacher derrière des vêtements amples, cache-bourrelets ; au contraire, les personnes rondes doivent structurer leur ­ligne avec des costumes ou tailleurs ajustés.

-Des lunettes ovales vont accentuer un visage rond, et des montures effilées faire oublier un air trop rigoureux ; des montres et ceintures en acier brossé ou en métal véhiculent une image dynamique.

2 – Le recours à un coach :

La gestuelle et la façon de se mouvoir participent aussi au programme de reconquête.

-Pour inspirer confiance, il faut faire des mouvements relâchés, car c’est ­signe de bonne santé.

-Comment faire oublier son embonpoint à l’occasion d’une prise de parole en public ? Certainement pas en se cachant derrière un pupitre ; il faut dessiner avec le corps ce dont on parle, pour que l’assistance se projette dans le récit.

-Poser sa main sur l’épaule de quelqu’un renforce l’influence que l’on a sur lui.

3 – La chirurgie esthétique :

Sydney Ohana : Près d’un tiers des opérations que je pratique ont une raison professionnelle.

Parmi mes patients, des femmes qui cherchent un travail et des quinquagénaires qui veulent rester dans la course.

Leurs constats :

-Nous vivons dans une société de l’image

-Nous n’avons jamais deux fois l’occasion de faire une bonne première impression

-Les bienfaits de la chirurgie plastique sont autant physiques que psychologiques

Les opérations les plus demandées :

-Lifting-cervico-facial

-Blépharoplastie inférieure et supérieure

-Lipoaspiration

Nouvelle branche de la médecine esthétique : Les lasers

Si la conception physique du laser est ancienne (Einstein), son application médicale est récente.

Dans de nombreuses disciplines, il fait partie des techniques innovantes et performantes (Ophtalmologie / myopie.. , ORL / chirurgie des amygdales…).

C’est certainement en dermatologie, en médecine et chirurgie esthétique, où ces techniques sont destinées à des traitements réparateurs, que les progrès sont les plus importants et les plus rapides, car, souvent, le résultat est immédiatement visible.

Très significativement, le traitement laser du visage redonne jeunesse au visage.

Le rayon lumineux est focalisé sur une cible cutanée afin d’en modifier la structure soit en la chauffant, en la coagulant ou en la détruisant.

 

chirurgie-esthetique

Le mot LASER est un acronyme :

L (Lumière)

A (Amplificateur)

S (Stimulation)

E (Emission)

R (Radiation)

  • Création d’une lumière cohérente par stimulation des émissions de radiations.

LE LASER : UN ACTE MEDICAL 

Sydney Ohana Avis: “Tout acte d’épilation non réalisé à la pince ou à la cire est, aux yeux de la loi, un acte médical dont la réalisation doit être faite par le médecin ou sous sa responsabilité”.

  • L’utilisation des lasers et des lampes flash sont réservées aux titulaires d’un diplôme en médecine.
  • Les lasers médicaux ne peuvent être vendus qu’à des médecins.
  • On parle de lasers CLASSE IV.

BREF HISTORIQUE :

  • An 4000 Avant J-C: Les égyptiens utilisent la lumière dans le traitement du vitiligo, en association avec des médicaments.
  • 1917: Albert Einstein élabore la théorie du phénomène d’émission, ce qui aboutit au concept du photon. D’où vient le vrai nom de l’épilation laser : photo-épilation.
  • 1961: Le Dr. Leon Goldstein est le premier à utiliser un laser pour tenter de dénaturer un mélanome.
  • Années 80: Plusieurs tentatives pour élaborer un laser épilatoire (essais/erreurs).
  • 1995: L’épilation laser voit le jour commercialement.
  • 1998: Le laser diode fait son apparition. Le laser diode pour l’épilation est le plus répandu dans le monde.

TYPES DE TRAITEMENTS PAR LA LUMIERE :

Ces traitements permettent d’utiliser la lumière comme une source d’énergie concentrée et précise.

On caractérise ces rayons de lumière en fonction de leurs longueurs d’onde.

  • Un rayon lumineux composé d’une seule longueur d’onde : Le laser.
  • Un rayon lumineux composé de plusieurs longueurs d’onde : Lampe flash (ou lumière intense pulsée).
  • Un rayon lumineux composé d’une seule longueur, mais d’énergie très inférieure au laser : Les L.E.D (Light Emitting Diode)
  • Certains appareils couplent plusieurs appareils générant différentes longueurs d’onde pour en renforcer l’efficacité comme la radiofréquence.

LES PRINCIPAUX LASERS : PAR FAMILLE TECHNOLOGIQUE :

  • LASER ALEXANDRITE: Le laser ALEXANDRITE est basé sur la production de lumière à l’aide d’un cristal d’alexandrite. La lumière est calibrée pour une longueur d’onde bien précise. Cette longueur d’onde est fortement absorbée par la mélanine de la peau et notamment celle du poil.
  • Principe : Chauffer le poil pour le détruire
  • Indications : Surtout réservé aux peaux claires

 

  • LASER ND/YAG: Il utilise un barreau d’Yttrium Aluminium Garnet pour produire une lumière laser. La lumière est calibrée sur une longueur d’onde différente de celle de l’ALEXANDRITE.
  • Indications : Photo-rajeunissement

 

  • LASER DIODE: Basé sur la production de lumière par un composant électronique appelé diode. Il existe plusieurs types de diodes avec des longueurs d’onde différentes.
  • Adapté à tous types de peau et peu douloureux

 

  • LASER COLORANT PULSE: Il produit son rayonnement lumineux par stimulation d’un colorant liquide.

 

  • LASER CO2: Le laser CO2 fait partie des lasers à gaz. C’est l’excitation du gaz qui produit un rayonnement laser.

Principe : La lumière laser entraine un effet de chauffe des couches profondes de l’épiderme, ce qui a un effet tenseur. Plus il y a de passage du laser, plus l’abrasion est importante. Il peut nécessiter une anesthésie.

Objectif : Effacer les effets importants du vieillissement sur la peau par abrasion des couches superficielles de la peau, le but recherché étant de favoriser le renouvellement cellulaire en stimulant la formation de collagène.

 

  • LASER ERBIUM : Constituent une variété de laser de type YAG.

Les lasers Erbium-Yag sont à rapprocher des lasers CO2, notamment par leurs propriétés abrasives.

  • LASER KTP : fait partie de la catégorie des YAG.

 

CHAMPS D’UTILISATION DES LASERS :

  • Rougeurs : couperose, rosacée, angiome, varicosités des jambes…

Lasers adaptés : 

  • Le laser KTP
  • Le laser colorant pulsé
  • Le laser Nd-Yag
  • La lampe intense pulsée

 

  • Pigmentations et tatouages

Les taches solaires peuvent s’effacer avec des lasers tels que le Yag ou le KTP ; Ils sont aussi utilisés pour effacer des tatouages (les monochromes noirs sont relativement faciles à effacer ; ceux composés de couleurs telle que le jaune, vert ou turquoise sont  particulièrement difficiles à fragmenter).

D’autres lasers pigmentaires ont la possibilité d’agir sur certaines lésions par phénomène d’abrasion : Co2, Erbium

 

  • Le laser épilatoire

Sydney Ohana Avis : Dans ce domaine, le but du laser est de chauffer et détruire la matrice qui donne naissance au poil, permettant ainsi une épilation permanente.

  • Actif sur poil qu’en phase de pousse
  • Plusieurs séances sont nécessaires (entre 4 et 6 souvent) /Dépend de la pilosité du patient, de la vitesse de repousse, de la couleur du poil et de la zone à traiter, la couleur même de la peau
  • Le traitement aboutit à la raréfaction des poils et à un calibre de plus en plus fin. On parle d’épilation progressivement définitive.
  • Le laser dit ALEXANDRITE est le laser de référence pour les peaux blanches alors que le laser Nd-YAG ou la diode l’est pour les peaux foncées.
  • Cicatrices et prise en charge du vieillissement cutané

-Utilisation du Nd-Yag ou KTP

-Objectif : Améliorer l’éclat du teint et gommer les imperfections / Traitement des taches brunes /Lissage de la peau

 

  • La cellulite

La cellulite est le terme non médical désignant un amas graisseux sous-cutané disgracieux.

Dans ce domaine, le laser vise la destruction des adipocytes sans aspiration avec déplacement d’une sonde-laser dans la graisse sous-cutanée.

  • Nd-Yag fait chauffer les amats d’adipocytes et les détruits
  • La radiofréquence également (ce n’est pas un laser)

LES RISQUES :

  • Le principal risque : La brûlure (qui reste rare/risque accrut chez les peaux + foncées)

 

  • La douleur est variable d’un sujet à un autre et d’un appareil à un autre (peut-être réduite grâce à des crèmes anesthésiantes sur prescription médicale ou par un système interne ou externe de refroidissement).

 

LES CONTRE-INDICATIONS :

 

-Les peaux fragiles

-Les femmes enceintes

-Les personnes sous antidépresseurs ou sous antibiotiques

-Les personnes ayant des problèmes cardiaques

COUT D’UNE PRESTATION :

-Le coût du traitement d’une couperose varie de 120 à 400€ selon la surface traitée.

-Il en coûtera de 80 à 150 € pour une épilation laser du maillot selon sa surface

LE TOP 3 DES OPERATIONS ESTHETIQUES LES PLUS DEMANDEES CHEZ LES HOMMES

Les motivations

Soucieux de leur image, et plus que jamais désireux de rester en accord avec eux-mêmes, les hommes modernes se tournent aujourd’hui sans complexe vers la chirurgie esthétique.

Poches sous les yeux, tempes qui se dégarnissent, double menton, poignées d’amour disgracieuses… à chaque problème sa solution.

Auparavant réservée à une minorité, la chirurgie esthétique s’ouvre maintenant à toutes les catégories socioprofessionnelles.

De l’homme d’affaire au commercial en passant par l’étudiant, les hommes s’intéressent de plus en plus à leur look.

Désir d’être plus séduisant, envie de paraître plus jeune et dynamique dans son milieu professionnel ou besoin simplement de mettre un terme à leurs complexes… leurs motivations convergent vers le même souhait que les femmes : Etre rassuré sur leur apparence physique et leur potentiel de séduction, tout en gardant charme et virilité.

En quinze ans, la proportion de demande d’intervention est passée de 1 homme pour 15 femmes à 1 homme pour 4 femmes.

La fatalité s’estompe, chacun se sent responsable de son vieillissement.

Les interventions de chirurgie esthétique les plus demandées par les hommes sont :

  • le traitement de la calvitie (alopécie) 
  • la chirurgie du visage (lifting-cervico-facial et paupières)
  • la chirurgie de la silhouette (lipoaspiration)

La chirurgie esthétique d’homme par excellence : Le traitement de la calvitie

Voir topo de Corine

La chirurgie esthétique du visage

Aujourd’hui, comme les femmes, de plus en plus d’hommes demandent à bénéficier des techniques chirurgicales pour atténuer les effets du vieillissement sur leur visage.

Le vieillissement de la peau correspond à une chute brutale et définitive de la production de fibres élastiques du derme à partir de la quarantaine environ.

A cette modification physiologique s’ajoutent des lésions de vieillissement qui sont fortement aggravées par le soleil, le tabac et l’alcool.

Au niveau cervico-facial, les muscles et la peau du visage se relâchent, se traduisant par un aspect fatigué du visage : bajoues, double menton, ovale affaissé…

Le lifting cervico-facial est une intervention qui a pour but de corriger les effets du vieillissement sur la partie inférieure du visage et du cou par une remise en tension de la peau. Il corrige en particulier les bajoues, la perte de l’ovale du visage ainsi que les plis et rides du cou.

Avec les progrès de la technique, cette intervention peut se réaliser sous anesthésie locale, ce qui est plus facilement accepté par les patients, l’homme étant, en général, demandeur de gestes efficaces, mais peu invasifs afin d’avoir la convalescence la plus courte possible.

Pour un résultat optimal, une intervention au niveau des paupières (blépharoplastie) pourra compléter le lifting.

Véritables marqueurs du temps qui passe, les poches sous les yeux concernent davantage les hommes âgés entre 30 et 50 ans et se corrigent en ôtant l’excédent de peau, et éventuellement les excédents de graisse. Idéal pour redonner un coup de jeune et un air plus détendu.

Enfin, les rides du front pourront être traitées par injections de botox, et les sillons nasogéniens ou les creux des joues comblés grâce aux différents acides hyaluroniques.

La chirurgie esthétique de la silhouette

La silhouette masculine aura davantage tendance à stocker la graisse au niveau des seins (donnant ce que l’on appelle une gynécomastie), au niveau des hanches (les fameuses poignées d’amour), et au niveau de l’ensemble de l’abdomen et du ventre, donnant la classique « bouée ».

La lipoaspiration est une technique très efficace sur l’ensemble de ces indications.

AESTHETIC OPERATIONS

La gynécomastie :

La gynécomastie se définit par une hypertrophie de la poitrine chez l’homme.

Chez l’homme « normal », la glande mammaire existe mais est définie par un simple bourgeon mammaire. Chez l’homme souffrant de gynécomastie, la glande mammaire est dense et donne l’aspect d’un « sein ».

La gynécomastie est très fréquente et difficilement assumée.

En effet, avoir des « seins » chez un homme induit souvent une grande gêne psychologique, car elle constitue une forme d’atteinte à la virilité pouvant conduire, dès l’adolescence, à un repli sur soi (impossibilité de se mettre torse nu en public, de porter des vêtements près du corps…).

En présence d’un problème hormonal, un simple traitement médical peut aider à la faire disparaître. Dans les cas où aucune cause n’est trouvée, c’est la chirurgie plastique qui permet de corriger définitivement une gynécomastie et de retrouver un torse harmonieux.

Cette intervention est pratiquée sous anesthésie locale et consiste à aspirer la surcharge graisseuse de chaque côté du thorax. Dans des cas plus imposants, il faut y associer une ablation de la glande et retendre la peau autour de l’aréole.

Outre le confort physique, l’opération de gynécomastie apporte au patient un bénéfice psychologique considérable, le patient retrouvant une poitrine masculine.

La chirurgie  de l’abdomen :

La lipoaspiration apporte une solution particulièrement adaptée aux hommes souffrant d’amas graisseux localisés sur l’abdomen et au niveau des flancs (poignées d’amour).

L’origine de cette expression « poignée d’amour » est amusante.

La langue française qualifie une sangle abdominale rebondie de « poignées d’amour » car le gras ainsi formé sur les hanches prend la forme de deux anses justifiant leur qualificatif de « poignée ». Et « d’amour » parce qu’il est possible de saisir cet excès adipeux lors d’ébats intimes…

Lorsque l’indication est bien pesée, avec une absence de surpoids et une bonne qualité de peau, la liposuccion apporte d’excellents résultats chez les hommes.

Sydney Ohana : En revanche, une liposuccion ne peut suffire lorsque l’homme présente une peau abdominale distendue et des muscles abdominaux relâchés.

TOURISME ESTHETIQUE : Est-ce une bonne idée pour payer moins cher ?

INTRODUCTION :

Les vacances esthétiques sont les nouvelles vacances à la mode.
Alors que certains et certaines recherchent la destination de leurs rêves en fonction de la proximité de la plage, pour d’autres le critère des vacances idéales c’est quand ils ou elles peuvent se faire refaire ce petit défaut qui occupent toutes leurs pensées.

Sydney Ohana : En Europe le phénomène a pris de l’ampleur au début des années 2000, par l’intermédiaire d’Internet. Grâce à ce vecteur d’information et l’ouverture des frontières, la démarche du patient s’est vue énormément simplifiée. L’essentiel du marché se tourne vers des patients en provenance d’Europe occidentale, vers les pays de l’Est (Hongrie, Bulgarie, République tchèque…) et du Sud (Tunisie3, Maroc, Turquie…)

Dans le monde, les destinations de tourisme esthétique sont, pour les plus connues, le Brésil, la Corée du Sud, l’Inde, la Tunisie…

Pour info, la France se tourne essentiellement vers les pays de la Méditerranée, dont la Tunisie, qui est depuis 2004, la première destination des Français pour la chirurgie esthétique.

Prochaine destination ? Une salle d’op’ à l’étranger !

TOURISME ESTHETIQUE

  1. Chirurgie esthétique à l’étranger : les avantages

    i) Un prix plus attractif :

    C’est moins cher. On ne va pas se faire opérer du nez à des milliers de kilomètres pour l’exotisme ou par curiosité. C’est bien l’économie d’argent qui motive les patients. Selon les pays, une augmentation mammaire coûte entre 1800 et 2500 €, contre 4500 à 6000 € en France. Idem pour un lifting cervico-facial, qui coûte entre 5000 et 6000 € en France. Il faut savoir que beaucoup de plasticiens (notamment au Maghreb) ont été formés en France. Mais pour être vraiment rassurée, demandez à consulter les diplômes et les qualifications de votre chirurgien avant de vous lancer.

    ii) Un cadre idyllique :

    Se faire opérer dans un cadre idyllique (palmiers, plage, mer…), aide forcément à relativiser, à ne pas angoisser et à dédramatiser l’acte chirurgical. D’autant que beaucoup de tour-opérateurs proposent des journées de tourisme culturel “light” dans le but de divertir et faire découvrir le pays afin d’éviter que la seule chose que le patient ai vu soit le trajet aéroport/clinique. Une façon aussi de détendre ceux et celles qui ont une peur bleue de l’ambiance médicale précédant l’intervention chirurgicale.

    iii)  Une éventuelle prise en charge en cas de complication médicale grave :

Bien que le discours des chirurgiens plasticiens français aime à laisser planer un doute hautement anxiogène en ce qui concerne le tourisme esthétique, une intervention de chirurgie esthétique ou plastique réalisée à l’étranger ne se finit pas inéluctablement en septicémie ou en mastectomie. D’autant que, en cas de complication médicale grave (embolie pulmonaire, septicémie, complication nécessitant une hospitalisation en soins intensifs…) les soins sont  pris en charge par l’Assurance Maladie, que la chirurgie esthétique ait été réalisée en France ou à l’étranger. Par contre, en ce qui concerne les suites opératoires, les insatisfactions, les malfaçons, les complications classiques (hématomes, nécroses, infections hors septicémie…) ainsi que les résultats inesthétiques, ce n’est pas pris en charge par l’Assurance Maladie (que l’acte ait été réalisé en France ou à l’étranger d’ailleurs).

   2. Chirurgie esthétique à l’étranger : les inconvénients

i) Une consultation préopératoire la vielle de l’intervention :

Ça peut être psychologiquement traumatisant. Se faire refaire le nez ou les seins n’est pas anodin. Cela implique de mûrement réfléchir sa décision et de discuter de ses motivations avec le chirurgien, qui sera le plus à même de juger de l’état d’esprit de la patiente. Or, s’il est courant qu’un plasticien français refuse d’opérer une femme fragile et/ou déséquilibrée après l’avoir reçue en consultation, il est très rare qu’un chirurgien étranger refuse l’intervention d’une “cliente” ayant déjà payé pour un forfait qui comprend généralement le transport, l’hébergement et l’intervention. D’autant que la consultation préopératoire a souvent lieu… la veille même de l’intervention. Ce qui laisse peu de temps à la réflexion et peut donner l’impression de “subir” cet événement où tout se passe très vite.

Se faire opérer à l’étranger ne conviendra donc pas à celles qui ont besoin de dialoguer longuement avec le chirurgien, qui saura la rassurer et la conseiller, pour ensuite se faire opérer sereinement.

ii)  Un suivi inapproprié :

Il faut garder à l’esprit que les échanges avec le chirurgien se feront essentiellement par mail et/ou téléphone et que le plasticien ne pourra se fier qu’au ressenti et aux photos que le patient lui enverra pour juger de l’évolution des résultats de l’intervention. Ce n’est pas très tranquillisant, surtout quand on sait que dans ce domaine encore plus qu’ailleurs, rien ne remplace le toucher du plasticien pour déceler une éventuelle anomalie.

iii) Qui gère les complications ?

Infections, phlébites, embolie pulmonaire… Des complications lourdes peuvent apparaître plusieurs semaines après l’opération de chirurgie plastique. Or si vous l’avez pratiquée à l’étranger, vous êtes alors déjà rentré. En France, la chirurgie esthétique a acquis avec la loi de 2005 un niveau d’excellence en termes de qualité et de sécurité qu’on ne retrouve pas dans tous les pays. Dans l’Hexagone, les pratiques sont strictement encadrées, ce qui explique le prix plus élevé des prestations… mais qui comprend aussi le suivi de la patiente sur le long terme. Mais la législation en vigueur protège uniquement les patientes opérées sur le territoire français. Chaque année, nombreuses sont donc les victimes du tourisme chirurgical se trouvant complètement démunies en cas de complications (incapacité physique de de se déplacer pour revoir le chirurgien / impossibilité financière de retourner voir le chirurgien les ayant opérés / pas de recours juridique possible face à des plasticiens dépendant de la loi de leur pays d’exercice)

iv) Quel recours en cas de ratés ?

Il n’existe pas de statistiques disponibles, en France comme à l’étranger, car ils ne sont pas vraiment mesurables.

Dans le cas de mauvais résultat, à l’étranger, des clauses qui peuvent paraître rassurantes sont souvent ajoutées au contrat, promettant des retouches gracieuses négociées à l’amiable. Attention toutefois car l’appréciation du résultat revient au chirurgien. En cas de conflit, le recours juridique se fait dans le pays où l’intervention s’est déroulée et la législation est variable d’un pays à l’autre.

3. Le mot d’ordre est « prudence »

i) Les précautions à prendre avant une opération à l’étranger

Avant de se faire opérer certaines précautions et vérifications sont indispensables.

Par exemple, en France  :

  • Il faut principalement vérifier que son chirurgienest bien inscrit à l’ordre des médecins.
  • La loi française impose aux praticiens une consultation de visu avec le patient et 15 jours de délai de réflexion avant l’opération. Ce prérequis n’est pas respecté lors d’une opération à l’étranger.

Les lois et les normes en matière de santé étant différentes ou absentes à l’étranger, la liste des détails à vérifier est longue… Il faut vérifier que :

  • Le chirurgien possède-t-il le diplôme de spécialiste en chirurgie plastique reconstructrice et esthétique requis en France ?
  • Le personnel parle-t-il français ?
  • La qualité du matériel, de la clinique et des prothèses utilisées est-elle aux normes françaises ?
  • Le chirurgien opère en cabinet ou en clinique ? (Les cabinets n’ont pas autant de matériel, surtout en cas de complications.)
  • La clinique comporte-t-elle des anesthésistes et des réanimateurs. Sont-ils présents 24/24h ?
  • Le chirurgien et la clinique sont-ils assurés en cas de complications ?
  • Au moment de la proposition du devis, n’hésitez pas à demander toutes sortes d’informations (risques, contre-indications, effets secondaires, suites opératoires) et au moment de l’acceptation, exigez la signature conjointe d’un contrat stipulant la nature de l’intervention et les conditions de prise en charge post-opératoire.
  • Demander l’avis de 2 ou 3 chirurgiens de son pays pour s’assurer de la nécessité de l’intervention et de la meilleure méthode à employer pour parvenir au résultat souhaité.
  • De retour chez vous, veillez à rester en contact avec votre chirurgien par téléphone, à propos d’éventuels effets secondaires. Si vous avez un doute, faites un suivi médical avec un des correspondants chirurgiens référents, dont les coordonnés devront vous être communiqué.

   ii) Réglementation des agences de voyages

La Direction Générale de la Santé signale que les autorités françaises n’ont aucun pouvoir de contrôle sur ces pratiques, réalisées en dehors du territoire national. De plus, selon le code du tourisme français, les agences de voyages ne sont pas autorisées à contribuer, de manière directe ou indirecte par publicité ou information, à la vente de prestations de chirurgie esthétique, sous peine d’un éventuel retrait de licence. Leurs assurances ne couvrent en aucun cas leur responsabilité pour ce type de prestations en cas de complications médicales.

CONCLUSION :

Sydney Ohana Avis : La meilleure conclusion est sans doute celle de la Société Française de Chirurgie Plastique Reconstructrice et Esthétique (SoFCPRE) qui compare le tourisme esthétique aux imitations de sacs de luxe que l’on peut acheter sur les marchés tout en étant conscient des risques que l’on encourt si l’on se fait prendre à la frontière : “si le sac ne tient pas et que les ferrures lâchent, on se réconforte en disant qu’on ne l’a pas payé cher. Mais si l’on se fait pincer, cela coûte une fortune”.

Dans le cas de la chirurgie esthétique, c’est de votre beauté voire de votre santé qu’il s’agit. Alors posez-vous la question de savoir si vous êtes prête à faire ce pari, quitte à en payer le prix en cas de souci…

La santé ne se brade pas et la médecine n’est pas un commerce. Or ici, c’est tout le code de santé publique qui est bafoué. Non seulement les règles de sécurité qui précèdent et qui suivent l’intervention mais également l’article sur la déontologie qui interdit toute forme de commerce et de compérage avec un chirurgien en dehors de l’Europe.

COMMENT REMODELER SON CORPS SANS AVOIR RECOURS A LA LIPOASPIRATION ?

Remodeler sa plastique, tonifier sa silhouette, déloger la cellulite, remettre sa peau sous tension…

Parfois, il ne suffit pas de faire un régime ou du sport pour déloger des rondeurs mal placées !

Aujourd’hui, des « techniques minceur » ont été mises en place pour affiner sa plastique, tonifier et lisser les cellules de sa peau.

Sydney Ohana Avis: En préambule, certaines techniques dites « alternatives » à la lipoaspiration ont été officiellement interdites en 2011 par la Haute Autorité de Santé, considérant qu’elles présentaient un danger grave pour la santé des personnes qui y auraient recours.

Il s’agit des techniques de lipolyse invasive par injection de mélanges de solutions vitaminées, minérales et de caféine, directement dans les cellules graisseuses, pour les faire éclater.

Quelles sont ces techniques esthétiques ?

LA LIPOASPIRATION

  • Le palper/rouler manuel :

Le principe : “Casser ” la structure de la cellulite pour favoriser le destockage des graisses et remodeler la silhouette en la débarrassant des amas graisseux via un massage ciblé des zones à problème.

La technique est simple : Pincer fermement la peau et faire ” rouler ” le pli ainsi formé vers le haut de la cuisse.

Au bout de plusieurs séances, les contours de la silhouette sont redessinés et la peau est plus ferme.

  • Le palper-rouler mécanique :

Le principe: L’action combinée et simultanée de rouleaux de massage aspire la peau pour la mobiliser très en profondeur, régénère toutes les activités tissulaires, stimule la production de collagène, détoxifie les tissus, favorise l’élimination des excès d’eau et de graisse et lisse la peau d’orange.

La technique: La tête de la machine va “décoller” et faire rouler le pli graisseux entre ses rouleaux massants.

Le CelluM6 agit sur l’aspect de la peau, et peu sur le volume. C’est du palper-rouler.

  • Les ultrasons :

Le Cellusonic est un appareil d’amincissement localisé qui associe :

  • des ultrasons pour libérer les graisses des cellules graisseuses en rendant la membrane de celles-ci plus perméables ;

 

  • un effet drainant par aspiration de la peau pour activer la circulation sanguine et lymphatique, afin de contribuer à éliminer les graisses libérées par les “voies naturelles”

Il peut s’utiliser sur toutes sortes de zones (bras, décolleté, fesses, cuisses, ventre…) et n’est pas douloureux.

  • La radiofréquence :

La radiofréquence est basée sur l’émission de courants électriques à très haute fréquence passant à travers la peau et qui produisent de la chaleur dans les tissus sous-cutanés.

Elle permet de :

  • Raffermir et améliorer la qualité de la peau
  • Eliminer la peau d’orange
  • Combattre la cellulite
  • Retendre une peau distendue

L’effet tenseur et volumateur est immédiat, la peau est repulpée, visiblement plus lisse et ferme.

Dans un second temps, la fabrication d’un nouveau collagène entrainera un raffermissement de la peau et une diminution de la cellulite.

Dans quel cas utiliser la radiofréquence corps ?

  • Relâchement cutané du corps
  • Laxité cutané du corps (bras, ventre, intérieur des cuisses)
  • Cellulite superficielle et profonde
  • Fripure abdominale
  • Fripure du décolleté
  • Réduction des vergetures
  • Lissage post liposuccion
  • Peau détendue des joues, bajoues, cou, ovale du visage
  • Double menton

Existe-t-il des contre-indications à l’utilisation de la radiofréquence corps ?

  • Les femmes enceintes
  • Le port d’un stimulateur cardiaque et de prothèse métallique
  • Les dérèglements hormonaux
  • Cancer de la peau
  • Lésions cutanées sur la peau
  • Dermatose
  • Traitement anticoagulant ou vasodilatateur
  • Prise de médicaments photo-sensibilisants

En pratique :

  • La durée d’un traitement par radiofréquence varie d’une zone à une autre, entre 30 minutes et 60 minutes.
  • Le praticien purifie d’abord la zone à traiter avec un liquide spécialisé.
    Il positionne la pièce à main de l’appareil sur la peau et diffuse les ondes électriques. Elles favorisent la production de collagène et procurent tonicité et fermeté à la peau. Le patient ressent des picotements durant le passage des ondes électriques.
  • Idéalement, il faut compter 6 séances pour un protocole complet : 4 séances le premier mois, 2 séances le deuxième mois.
  • Pour continuer l’entretien et la stimulation de vos fibres élastiques et de votre collagène, 1 séance d’entretien tous les 3 mois est préconisée.
  • La cryolipolyse :

Il s’agit d’une nouvelle technologie anticellulite ayant obtenu l’agrément de la FDA Américaine en 2010.

Il s’agit d’une technologie non invasive de sculpture de la silhouette basée sur la destruction de la graisse par le froid.

Elle s’effectue grâce à un appareil appelé CoolSculpting, qui expose la zone concernée à un refroidissement extrême durant une heure grâce à une ventouse.

Dans un premier temps, la peau est aspirée, puis refroidie. Après le traitement, la réaction inflammatoire dure environ 3 mois, période durant laquelle la zone traitée peut être plus ou moins gonflée et sensible

Au bout de 3 mois, on observe une diminution de 30% à 45% de la zone traitée. Le résultat peut être complété par une nouvelle séance après 3 mois.

Seuls les médecins sont habilités à la pratiquer : Soit un chirurgien, soit un dermatologue, soit un médecin esthétique.

La technique reste toutefois chère (env. 700 € la séance) et inconfortable.

CONCLUSION :

Sydney Ohana: Ces techniques minceur ont le vent en poupe et se révèlent efficaces sur des zones très localisées.

 En revanche, la lipoaspiration reste la seule solution pour une suppression radicale et définitive des cellules adipeuses.

LA LIPOASPIRATION

La liposuccion, aussi nommée lipoaspiration, est devenue l’intervention de chirurgie plastique la plus pratiquée au monde.

On estime qu’environ 2 millions de liposuccions sont réalisées chaque année, dont la moitié aux Etats-Unis.

Histoire de la lipoaspiration :

C’est dans les années 70 que la liposuccion a vu le jour grâce à deux médecins, Arpad et Giorgio Fischer.

Sydney Ohana Avis : Leur technique consistait à percer la peau à l’aide d’un accessoire pointu pour pouvoir introduire un tunnel permettant le prélèvement de la graisse.

La décennie suivante a vu l’expérimentation de nombreuses techniques de lipoaspiration, dont celle qui a rendu cette chirurgie si populaire : La « Méthode Illouz » en 1982, du nom de ce chirurgien français qui a opté pour l’utilisation des canules pour aspirer les excès de graisses tout en injectant un liquide permettant l’élimination de ces derniers.

lipoaspiration

Le concept a été amélioré durant les années 90 afin de rendre cette chirurgie moins douloureuse, moins risquée, avec des progrès considérables en matière de :

  • protocoles d’anesthésie
  • connaissances des tissus cutanés
  • matériel chirurgical, avec, notamment, la mise au point de canules ultrafines en titane dont les embouts mousse non tranchants préservent nerfs et vaisseaux.

Choisir le bon chirurgien:

Le chirurgien choisi doit être qualifié en Chirurgie Plastique, Reconstructrice et Esthétique (à vérifier sur l’annuaire du Conseil de l’Ordre des Médecins).

Plusieurs avis sont parfois nécessaires.

Choisir la bonne structure:

Une lipoaspiration est une intervention chirurgicale qui se pratique sous anesthésie locale ou générale, au bloc opératoire, dans le Service de Chirurgie Esthétique d’un Hôpital ou d’une Clinique Certifiée par la HAS.

Etablir la bonne indication:

  1. La liposuccion est destinée à remodeler la silhouette par le fait de retirer radicalement une surcharge de graisse localisée qui a résisté aux régimes alimentaires et aux exercices physiques;

     2.  La liposuccion n’est pas un acte d’amincissement, et ne peut donc pas se substituer             à une bonne hygiène de vie ;

    3. Cette intervention s’adresse à :

  • Des femmes jeunes et minces, qui ont un excès graisseux d’origine héréditaire ;
  • En starter, pour motiver une femme en surpoids à modifier son hygiène de vie (alimentation équilibrée, sport…) afin de perdre sa surcharge pondérale ;
  • Aux patients qui, après un amaigrissement très important, souhaitent faire disparaître les zones encore trop opulentes ;
  • Aux adolescents atteints de pathologies qui entraînent des dysmorphies ;
  • Aux hommes ayant un excès de graisse au niveau de la poitrine (gynécomastie).

En résumé, 3 conditions requises pour un résultat optimal :

  • La surcharge graisseuse doit être localisée et non diffuse ;
  • La peau doit être suffisamment tonique et élastique (risque de « vagues ») ;
  • Le patient doit être le plus proche de son poids idéal.

La liposuccion traite toutes les zones pouvant être concernées par l’excès de graisse :

  • la culotte de cheval
  • La face interne des cuisses
  • Les jambes « en poteau » (mollet et cheville)
  • Le bras
  • Le menton ou le double menton
  • Le ventre
  • Les plis du dos

A Savoir :

Sydney Ohana Avis : La liposuccion n’est pas un traitement de la cellulite. Les fameux « capitons », typiques de la cellulite, (peau bosselée, irrégulière) sont dus à une modification de structure de la graisse sous-cutanée. Or, la liposuccion s’attaque aux graisses profondes et moyennes et ne touche pas les graisses superficielles. Elle n’a donc aucun pouvoir sur la « peau d’orange ».

Une fois une cellulite installée, une liposuccion peut même la rendre encore plus « visible », au point que les chirurgiens préfèrent souvent laisser une couche de graisse plus importante sous la peau, pour éviter un résultat cutané trop décevant.

Recevoir la bonne information :

Lors de la première consultation, le chirurgien plasticien pose les questions d’usage (antécédents médicaux et chirurgicaux) et examine ensuite la silhouette et la qualité de la peau.

Le chirurgien décrit ensuit la technique opératoire, et insiste sur les risques et complications possibles, des plus légères aux plus exceptionnelles.

Il remet ensuite au patient un devis incluant les frais de bloc opératoire, d’anesthésie ainsi que ses honoraires, accompagné du consentement éclairé.

Un délai légal et incompressible de réflexion de 15j est imposé au praticien et au patient entre la date du 1er RDV et la date de l’intervention.

Durée et coût:

Selon l’importance des zones à traiter, une lipoaspiration peut durer entre 30 mn et 2h30.

Il faut y ajouter une heure si on couple la liposuccion avec un lipofilling (injection de graisse dans des zones dont le volume est insuffisant : seins, fesses, visage…).

Le prix est également très variable en fonction de la région aspirée :

-Entre 3000 et 3500 euros pour une liposuccion localisée ;

-Entre 5000 et 6000 euros pour une intervention de la silhouette.

Les suites :

En post-opératoires, le patient porte des bas de contention et un vêtement de compression pendant deux ou quatre semaines.

La zone aspirée est gonflée pendant la même durée et les ecchymoses mettent près d’un mois à disparaître.

Les fils de sutures sont retirés vers le dixième jour, sauf s’ils sont résorbables.

Comme les incisions sont minimes, les cicatrices sont généralement très courtes.

Le résultat :

Les résultats sont visibles après un mois et demi à deux mois.

La silhouette est remodelée, en harmonie avec le reste du corps.

Si le poids reste stable, le résultat de la lipoaspiration sera définitif.

Sydney Ohana : En cas de prise de poids, la surcharge en graisse ira se localiser ailleurs, comme le dos ou les bras par exemple. Ce poids reperdu, la silhouette retrouvera son résultat obtenu par la lipoaspiration.

RHINOPLASTIE : Comment se déroule cette opération ?

CHIRURGIE ESTHETIQUEINTRODUCTION :

  • Un peu d’histoire :

Sydney Ohana Avis: La chirurgie réparatrice de la pyramide nasale est l’une des premières interventions décrites dans l’histoire de la médecine. Au fil des siècles, les chirurgiens ont développé des techniques ayant pour but de reconstruire le nez traumatisé ou amputé par la maladie.

C’est seulement à la fin du XIXe siècle que la notion de rhinoplastie esthétique est apparue et depuis les techniques n’ont cessé d’évoluer pour s’affiner. La sophistication actuelle des techniques est l’aboutissement de plus d’un siècle d’histoire marqué par de nombreux chirurgiens. Toutes ces techniques résultent de la compréhension détaillée du nez anatomique, chirurgical et artistique.

  • En chiffres :

Avec environ 15 000 opérations du nez chaque année, la rhinoplastie est l’une des opérations de chirurgie esthétique les plus réalisées en France.

  • Quelques explications :

Un nez trop imposant, trop fin, trop gros, trop large, bossu… nombreuses sont celles qui se disent insatisfaites de cet élément du visage impossible à dissimuler. Grâce à une opération du nez, il est possible rectifier ces petites imperfections, sources de grands complexes.. En quoi consiste cette intervention ?

operation-du-nez

I) QU’EST-CE QUE LA RHINOPLASTIE ?

  • Il existe deux types de rhinoplasties :

La rhinoplastie fonctionnelle, qui est une opération de chirurgie réparatrice d’ordre ORL, consistant à redresser la cloison nasale des personnes souffrant de difficultés respiratoires.

La rhinoplastie correctrice, qui est une opération de chirurgie esthétique, consistant à modifier la morphologie du nez au niveau des os supérieurs ou des cartilages, dans le but de corriger un nez disgracieux en le rendant naturel et harmonieux.

Modifier la forme de son nez n’a rien d’anodin et change l’harmonie globale des traits : Le regard, la bouche, seront mis en valeur différemment.

Cette intervention peut être demandée dès l’âge de 16 ans, lorsque la croissance se finie. Il est également possible d’ajouter à celle-ci une opération sur le menton ou sur d’éventuelles poches sous les yeux.

  • Peut-on avoir le nez parfait ?

Le but est alors d’avoir un nez en accord et en équilibre avec le reste de notre visage. C’est pourquoi les rendez-vous médicaux préopératoires sont essentiels car ils permettent au patient d’exprimer avec exactitude ses attentes, et au médecin de lui proposer les modifications envisageables.

Le nez de Black Lively ou d’Angelina Jolie, c’est petit, c’est mignon mais est-ce que c’est en cohérence avec notre visage ? Le chirurgien ne va pas définir un nez parfait dans l’absolu, il va être calculé et ajusté en fonction du reste du visage. Même s’il y a un certain nombre de repères, le projet est uniquement élaboré à travers une simulation Avant/Après sur ordinateur sur la base de photos pour établir un premier aperçu du  résultat final et pour vérifier que les modifications envisagés par le chirurgien correspondent aux attentes du patient.

A noter que les nez à peau épaisse ne pourront jamais obtenir un nez délicat puisque la peau ne peut être affinée. Il est donc primordial d’écouter les conseils du chirurgien plastique car lui seul sait ce qu’il sera possible de faire.

ATTENTION :  Tarif

II) QUELLES SONT LES MEILLEURES INDICATIONS POUR UNE CHIRURGIE ESTHETIQUE DU NEZ ?

  • Un nez trop grand proportionnellement au visage ;
  • Une bosse visible de profil ;
  • Un nez ou des narines trop larges de face ;
  • Une pointe de nez plongeante, trop épaisse ou, au contraire, trop fine ;

III) COMMENT SE DEROULE L’INTERVENTION ?

L’intervention dure 45 minutes à 2 heures en fonction du geste chirurgical, et se pratique sous anesthésie locale ou générale selon la prescription du spécialiste. Un pansement modelant (plâtre) avec ou sans attelle de maintien, selon l’acte, sont fixés sur le nez à la suite de l’opération ainsi que des mèches, qui elle, sont retirées le soir même ou le lendemain avant la sortie. L’hospitalisation s’effectue sur une journée, voire deux au besoin.

IV) LES SUITES OPERATOIRES :

Les suites opératoires sont rarement douloureuses. Néanmoins, il se peut qu’une gêne au niveau de la respiration nasale existe mais disparaîtra vite en quelques jours. Pendant les 7 jours suivant l’opération, le nez est protégé par le plâtre. Le démoulage, étape où le nouveau nez apparaît est crucial. Le cerveau ne connaît pas cette nouvelle image et il va devoir s’y habituer. Il est conseillé de se regarder le plus souvent possible dans une glace et sous toutes les coutures pour que le cerveau imprime cette nouvelle image.

Le nez pourra apparaître gonflé encore une dizaine de jours (un arrêt de travail de quelques jours à 10 jours est souhaitable selon l’activité ). Tout effort physique est à proscrire durant les premières semaines.

V) LE RESULTAT :

Un délai de 2 à 3 mois est nécessaire pour avoir un bon aperçu du résultat, en sachant que l’aspect définitif ne sera obtenu qu’après 6 mois à un an de lente et subtile évolution. Ce résultat est, le plus souvent, conforme aux désirs du patient et assez proche du projet établi en pré-opératoire.

L’intervention apporte une amélioration morphologique et esthétique le plus souvent tout à fait appréciable, ainsi qu’un bénéfice psychologique de bien-être.

VI) CAS PARTICULIER : LA RHINOPLASTIE ETHNIQUE

La rhinoplastie ethnique permet de d’embellir les nez africains et asiatiques de façon modérée et naturelle sans gommer l’origine de la personne.

De façon générale, un nez dit « ethnique » est trop large de face et trop petit de profil. Ces différences anatomiques sont dues à un manque de développement des structures osseuses et cartilagineuses du nez.

Les méthodes opératoires sont celles de la rhinoplastie classique mais elles sont adaptées aux particularités morphologiques des patients.

  • Les greffes de cartilage permettent d’augmenter la projection de la pointe du nez ou de combler un creux au niveau de l’arête nasale.
  • La pose d’un implant nasal permet de corriger une arête nasale très aplatie ou d’élever la pointe du nez
  • La plastie narinaire permet de réduire des narines trop larges.
  • La suture des cartilages permet de réduire la pointe du nez.
  • Les résections d’os et de cartilage permettent d’affiner la structure de l’arête nasale et de la pointe du nez.

VII) UNE NOUVELLE TECHNIQUE : LA RHINOSCULTURE  ULTRASONIQUE

Le Dr Olivier Gerbault a été primé en 2014 par la société américaine de rhinoplastie qui lui a donné le prix de la meilleure innovation. Quelques-uns des meilleurs chirurgiens mondiaux en rhinoplastie commencent à utiliser cette technique depuis plusieurs mois.

  • C’est quoi la rhinosculpture ultrasonique ?

C’est une technique à base d’ultrasons. Ceux-ci ne modifient que les os, et permettent de les lisser ou de les rétrécir afin de corriger les « défauts » sans aucun risque de fractures. Si la peau doit quand même être ouverte, elle est moins traumatisée, les problèmes de gêne respiratoires consécutifs à l’intervention sont quasi nuls et la récupération est plus rapide. En 2015, la rhinosculpture quitte le stade de prototype pour être commercialisé. Plusieurs chirurgiens français sont d’ailleurs en train de se former à cette nouvelle méthode.

  • Y’a-t-il des inconvénients spécifiques à cette technique ?

Le seul inconvénient est que l’opération dure plus longtemps, parce qu’on a beaucoup plus d’options et de diversité dans ce qui peut être fait sur les os du nez. On peut non seulement couper les os, mais aussi changer leur forme pour corriger les bosses de façon parfaitement naturelle. On peut aussi contrôler visuellement la position des os pour éviter un aspect trop pincé ou au contraire trop large du nez.

VIII) UNE ALTERNATIVE A LA CHIRURGIE : LA RHINOPLASTIE MEDICALE

Sydney Ohana: La rhinoplastie médicale est une véritable alternative à la chirurgie traditionnelle. Cet acte a évolué au cours des dernières années et consiste à modifier l’aspect du nez sans intervention chirurgicale afin de lui apporter l’esthétique recherchée.

Elle consiste à injecter de l’acide hyaluronique dans les creux du relief du nez pour opérer de petites modifications comme une petite bosse ou la projection de la pointe. Attention cependant, car cela ne remplace en rien la rhinoplastie chirurgicale car elle ne peut être utilisée que pour des modifications légères et pour une courte durée.

IX) QUELQUES EXEMPLES AVANT / APRES :

Angelina JolieBlack Lively

                   

Cameron DiazGeorges Clooney