L’EUTHANASIE : LES TROIS FORMES D’EUTHANASIE :

Placée au carrefour des questions morales, religieuses et politiques, l’euthanasie divise les Européens.

LES TROIS FORMES D’EUTHANASIE :

-L’euthanasie « active » : Le médecin ou un proche du patient provoquent le décès du patient si le choix est justifié. Cette hypothèse implique donc un acte positif de la part d’un tiers, l’injection d’une substance mortelle par exemple.

-L’euthanasie « passive » : Lorsque le patient refuse l’acharnement thérapeutique (alimentation ou hydratation artificielle stoppée, patient  plongé dans un coma pouvant provoquer la mort à court terme).

-Le « suicide assisté » : Lorsque le médecin montre au patient encore lucide une méthode lui permettant de mettre fin à ses jours le plus sereinement possible.

LA LEGISLATION EUROPEENE EN MATIERE D’EUTHANASIE :

Sydney Ohana Avis : La législation des Etats membres est différente en l’absence d’une harmonisation européenne.

Il est possible de classer les pays européens en trois catégories :

-Les pays qui autorisent l’euthanasie

-Les pays où l’euthanasie est interdite, mais où “une forme d’aide” à la mort est possible

-Les pays où l’euthanasie est strictement interdite

Les pays qui autorisent l’euthanasie « active » :

*Les Pays-Bas, premier pays au monde à avoir légalisé en 2001 l’euthanasie

*La Belgique

*Le Luxembourg

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Position :  Des médicaments mortels peuvent être légalement administrés par un médecin, en cas de maladie incurable ou de souffrance intolérable, à des patients l’ayant demandé en toute conscience.

Seule la Belgique a autorisé en 2014 l’euthanasie des mineurs en phase terminale et qui en font la demande.

La semaine dernière, les Pays-Bas ont autorisé une jeune femme de 20 ans à se faire administrer une injection mortelle pour mettre fin aux terribles souffrances, jugées incurables, qu’elle endurait depuis des années, après avoir subi des sévices sexuels.

Les pays où l’euthanasie est interdite, mais où “une forme d’aide” à la mort est possible :

*La France

*Le Danemark

*L’Italie

*Le Royaume-Uni 

*L’Allemagne 

*La Hongrie

*La République tchèque

*La Slovaquie

Position : L’euthanasie « active » est interdite, mais l’abstention thérapeutique peut être autorisée (un patient incurable peut décider l’arrêt de ses traitements ; des médecins peuvent décider l’interruption des soins).

La législation en France – Loi LEONETTI 2005 :

Les 5 principes fondamentaux de la loi :

  • Interdiction de donner délibérément la mort à autrui (euthanasie « active « )
  • Favoriser les soins palliatifs qui permettent l’administration de médicaments limitant la douleur
  • Interdiction de l’obstination « déraisonnable ». Est considérée comme déraisonnable « l’administration d’actes inutiles, disproportionnés, ou n’ayant d’autre effet que le seul maintien artificiel de la vie »
  • Respecter de la volonté des patients. Le patient est-il en mesure d’exprimer sa volonté ? Sinon, c’est le médecin qui prend la décision, après avoir recherché quelles pouvaient être la volonté du patient (existence de directives anticipées, consultation de la personne de confiance, de la famille).
  • Préserver la dignité des patients

Ce cadre législatif est l’aboutissement d’une mission parlementaire à la suite de l’affaire « Vincent Humbert », et vise à assurer la qualité de fin de vie au malade en dispensant les soins palliatifs et en reconnaissant le devoir de respecter la « dignité du mourant ».

17 Mars 2015, nouvelles mesures de la loi sur la fin de vie :

  • Le droit à une sédation profonde / Sédater plutôt que d’aider à mourir
  • Rendre contraignantes les directives anticipées des patients
  • L’alimentation et l’hydratation artificielles restent bien des traitements et peuvent donc être arrêtées en fin de vie

Les pays où l’euthanasie est strictement interdite :

*La Grèce  

*La Bosnie 

*La Croatie 

*La Serbie 

*La Pologne 

*L’Irlande 

*L’Islande 

Position : L’’euthanasie, sous ses différentes formes, est interdite. Elle est punie au même titre qu’un homicide.

LE DEBAT EN FRANCE :

Sydney Ohana Avis : Sondage après sondage et fait divers après fait divers, les Français se déclarent, dans une immense majorité, favorables à une aide active à mourir pour soulager les personnes souffrant de « maladies insupportables et incurables » (sondage publié fin octobre 2014 par l’Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité).

Arguments « Contre l’euthanasie »

  • L’euthanasie est un homicide. C’est l’effraction de l’un des interdits fondateur du droit

Dans la majorité des pays, le fait de tuer une autre personne est un homicide, même si l’intention est de « soulager la douleur », et même si la personne est en phase terminale d’une maladie.

  • L’euthanasie n’a plus sa raison d’être avec l’avènement des soins palliatifs.

Les soins palliatifs fournis par une équipe bien formée arrivent à contrôler la souffrance physique, psychologique, sociale, spirituelle et existentielle.

  • Impossible d’établir des balises vraiment strictes pour limiter l’euthanasie aux personnes pour lesquelles elle est prévue dans la loi (dérapages observés en Belgique).
  • Une demande de mort, même réitérée, n’est jamais tout à fait à sens unique, et peut exprimer aussi, au même moment, le désir de vivre, d’être soulagé, d’être reconnu comme personne vivante.
  • Les pressions morales subies par les proches peuvent aussi être un facteur inducteur de choix incitant le patient à prendre une décision.

Arguments « En faveur de l’euthanasie »

L’article 16 du Code civil, énonce que « La loi assure la primauté de la personne, interdit toute atteinte à la dignité de celle-ci et garantit le respect de l’être humain dès le commencement de sa vie ».

Or, lorsqu’une personne est atteinte d’une pathologie lourde, incurable, souvent évolutive et à l’issue fatale, en proie à d’intenses souffrances physiques, elle voit la mort comme une délivrance, l’ultime moyen de reprendre le contrôle de sa vie.

A la dégradation du corps vient s’ajouter la souffrance psychique qui peut être encore plus violente, lorsqu’elle constante et inapaisable, malgré toutes les thérapies possibles.

La légalisation de cette pratique ne signifie pas un « permis de tuer » pour les médecins, mais la faculté pour une personne de recevoir, à sa demande consciente et réitérée, une aide à mourir.

 

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LES PETITS GESTES ESTHETIQUES ENVISAGES A PARTIR DE 50 ANS

Sydney Ohana AvisLe « cap » de la cinquantaine est souvent mal vécu. Les premiers signes de vieillissement apparaissent, tant au niveau du visage que sur le reste du corps.

De grands bouleversements hormonaux surviennent et provoquent diverses modifications physiques.

Sydney Ohana: Cette modification de l’équilibre hormonal entraîne petit à petit une « masculinisation » de la silhouette :

  • Une partie des graisses des zones de stockage typiquement féminines (cuisses, hanches et fesses) passe au-dessus de la ceinture et le volume des seins se réduit ;
  • L’aspect de la peau change, le taux de collagène diminue, ce qui provoque une perte de l’élasticité.

I – COMMENT EMBELLIR SON VISAGE :

A – Les conséquences liées à l’âge :

Définition du vieillissement de la peau : Chute brutale et définitive de la production de fibres élastiques du derme. Les hormones ne sont plus là pour stimuler la production de sébum ni l’activité des fibroblastes à l’origine notamment du collagène.

Conséquences : La peau s’amincit, s’assèche, se fragilise et perd en élasticité. Au niveau cervico-facial, les muscles et la peau du visage se relâchent, se traduisant par un aspect fatigué du visage : bajoues, double menton, ovale affaissé…

B – Les solutions :

1/Le recours à la médecine esthétique :

Les injections de Botox ou de toxine botulique :

Produit phare dans le monde et dont les résultats et l’efficacité ne sont plus à démontrer, le Botox est surtout indiqué pour corriger les rides d’expression (front, rides du lion, rides de la patte d’oie), mais également très utile pour corriger des commissures labiales affaissées, améliorer l’ovale du visage (Néfertiti lift), l’aspect du cou (cordes platysmales).

Il est utile dans la correction des ridules autour des lèvres (lèvre supérieure notamment) Son efficacité moyenne est de 6 mois. A réaliser 2 fois par an.

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Les injections d’acide hyaluronique :

Sydney Ohana Avis : Ces injections qui ont un effet volumateur et qui peuvent corriger un ovale du visage en attendant une chirurgie, des sillons naso-géniens trop marqués, des plis d’amertume, augmenter les pommettes ou de façon naturelle des lèvres trop pincées.

Il existe différents types d’acide hyaluronique indiqués pour chaque zone et chaque correction :

  • L’utilisation de la canule souple permet un meilleur confort pour le patient (notamment pour l’épaississement des lèvres, corriger la vallée des larmes).
  • Des injections d’acide hyaluronique peu réticulé permettent de mieux hydrater la peau et de lutter contre les effets du vieillissement.

Lorsque le relâchement est modéré, le fait d’injecter de l’acide hyaluronique au niveau du contour du visage et des pommettes, et créer ainsi un « effet lift », apporte une réelle satisfaction au patient.

Ce « remplissage » ne s’adresse qu’aux visages allongés, car il risquerait d’alourdir les visages plus massifs ou plus ronds.

Les produits de comblement peuvent également être utilisés pour traiter :

-Le problème des cordes apparentes (le fameux « cou de dindon ») par l’injection de botox sur le muscle peaucier pour permettre son relâchement ;

-Le problème des rides horizontales (dites « en collier ») par l’injection d’acide hyaluronique dans chacune des rides pour lisser et repulper le décolleté.

La correction des taches de vieillesse :

Au niveau du visage ou des mains par utilisation du Laser ou de la Lumière-Ultra-Pulsée.

La technique des fils tenseurs :

Les fils “crantés” ou « tenseurs » peuvent être proposés comme alternative non chirurgicale au lifting.

Le principe : Placés sous AL tout le long du contour de l’ovale du visage, les fils tenseurs, tous résorbables aujourd’hui, provoquent une réaction inflammatoire qui stimule la production de collagène neuf et révèle l’effet tenseur souhaité.

Les fils sont progressivement « digérés» par l’organisme, et le résultat est visible dans les six à douze semaines après l’intervention, et durable pendant deux ans environ.

Le laser / radiofréquence :

But : Raffermir la peau et la remettre en tension

Fonctionne lorsque l’affaissement est discret

Procédé : Le laser chauffe en profondeur les tissus et stimule la formation d’un nouveau collagène

Protocole de 6 séances.

Le Mesolift :

-Cure de 4 séances espacées de 15j

-Traitement anti-âge qui évite à la peau de se déshydrater

-Procédé : Multiples micro-injections superficielles (visage/ cou/ décolleté)

-Produit injecté = Vitamines + oligoéléments + acides aminés + acide hyaluronique

Le peeling :

-Traitement chimique qui sert à estomper les irrégularités de la peau et à améliorer le teint.

-Cure de 4 séances espacées de 15j

Différents types de peelings :

*Les peelings légers à l’acide glycolique ou acide de fruits qui traitent l’acné et redonnent de l’éclat à votre peau ;

*Les peelings moyens (ou TCA) qui exfolient jusqu’au derme superficiel et agissent sur les rides et les tâches brunes ;

*Les peelings dépigmentant au phénol, aux suites plus lourdes, qui permettent de traiter les tâches de grossesses et les tâches pigmentaires

2/Le recours à la chirurgie esthétique 

a) Les pinces :

Vers 50 ans, le visage a perdu son ovale, les bajoues commencent à apparaître, il existe un relâchement cutané et musculaire global donnant parfois un aspect triste.

Une liposuccion peut être effectuée dans le même temps pour corriger un excès de graisse (double menton).

Il existe diverses catégories de liftings, mais la moins invasive reste la méthode des « pinces » :

  • En présence d’un petit relâchement cutané, les muscles sont remis en tension pour corriger l’affaissement, dans le but de rajeunir l’ovale et le rendre plus lumineux.
  • Il est réalisable sous anesthésie locale et dure environ 45 mn.
  • Les incisions sont cachées en grande partie dans les cheveux.
  • Le patient sort de la Clinique le jour même ou le lendemain.

Les pinces temporales ou « pinces mannequin » :

Cette technique relève la queue du sourcil et permet de rétablir une distance entre les cils et la queue du sourcil plus harmonieuse.

Technique opératoire :  

  • Repositionne l’extrémité du sourcil
  • Atténue les rides de la patte d’oie
  • Remet légèrement en tension la partie externe des paupières

Les pinces au niveau des bajoues (LCF) :

La technique consiste à redessiner l’ovale du visage à corriger des bajoues et un relâchement du cou lorsqu’il n’est pas trop marqué.

Ce lifting exerce une traction verticale repositionnant les structures qui se sont affaissées avec le temps.

Le mini lift du cou :

Le lifting du cou permet l’élimination des plis et des rides du cou et sous le menton, la suppression

du relâchement cutané et musculaire (correction des fanons) et du double menton.

b) La blépharoplastie :

La chirurgie des paupières ou blépharoplastie :

Un excès cutané au niveau des paupières supérieures donne un aspect triste du regard, un excès graisseux au niveau des paupières inférieures donne un air fatigué.

Une blépharoplastie s’accompagne assez souvent de traitements complémentaires pour corriger l’ensemble des problèmes touchant les contours des yeux (pinces, injections d’acide hyaluronique, injection de toxine botulique… selon le cas du patient).

Il existe 2 types de blépharoplasties :

*Blépharoplastie supérieure:consiste à opérer la paupière supérieure lorsque sa mobilité ou son aspect esthétique s’avère gênant pour le patient (paupières lourdes et tombantes dues au relâchement de la peau souvent associé à des poches de graisse qui amplifient le poids sur l’œil).

*Blépharoplastie inférieure: désigne une membrane de peau mobile qui recouvre le globe orbiculaire. La blépharoplastie inférieure permet de rectifier, symétriser ou rajeunir un regard en retirant minutieusement un excédent de peau ou de graisse, ou encore en repositionnant le muscle orbiculaire.

II – COMMENT EMBELLIR SA SILHOUETTE :

A – les conséquences liées à l’âge :

Grâce à leurs hormones, les femmes ont une morphologie dite gynoïde, c’est-à-dire que les cellules graisseuses ont tendance à s’accumuler au niveau des jambes, des cuisses et des fesses.

Avec la ménopause, le corps tend à devenir androïde (comme les hommes) avec pour localisation préférentielle le ventre. Autrement dit, la silhouette se modifie avec une répartition des graisses passant des cuisses au ventre

B – Les solutions :

1/Une lipoaspiration légère :

L’intervention de la liposuccion est une intervention absolument magique puisqu’elle permet, sans retirer de peau, d’aspirer une surcharge de graisse localisée qui a résisté aux régimes alimentaires et au sport, dans le but de remodeler, de re-sculpter la silhouette (d’où l’autre appellation de « liposculpture »).

2/Une plastie abdominale légère :

Cette intervention remodèle l’ensemble de la région abdominale en supprimant les surplus graisseux, les excès cutanés, mais aussi en restructurant et renforçant les muscles de la paroi abdominale.

L’abdominoplastie est donc esthétique, mais également fonctionnelle puisqu’elle permet au patient de retrouver un confort et une réparation musculaire conséquente.

3/La technique du palper rouler :

Le principe : “Casser ” la structure de la cellulite pour favoriser le destockage des graisses et remodeler la silhouette : régénère toutes les activités tissulaires, stimule la production de collagène, détoxifie les tissus, favorise l’élimination des excès d’eau et de graisse et lisse la peau d’orange, via un massage ciblé des zones à problème.

2 types : Manuel et mécanique

4/La radiofréquence :

La radiofréquence est basée sur l’émission de courants électriques à très haute fréquence passant à travers la peau et qui produisent de la chaleur dans les tissus sous-cutanés.

Elle permet de :

  • Raffermir et améliorer la qualité de la peau
  • Eliminer la peau d’orange
  • Retendre une peau distendue

5/La cryolypolyse :

Il s’agit d’une technologie non invasive de sculpture de la silhouette basée sur la destruction de la graisse par le froid.

Sydney Ohana Avis : Dans un premier temps, la peau est aspirée grâce à une ventouse, puis refroidie. Après le traitement, la réaction inflammatoire dure environ 3 mois, période durant laquelle la zone traitée peut être plus ou moins gonflée et sensible