Chirurgie esthétique ou medecine esthétique ?

Surnommé  chirurgien esthétique des stars et considéré comme une référence incontournable dans le domaine de la chirurgie esthétique, le Docteur Sydney Ohana a répondu sur la chaîne Direct 8 lors d’une interview réalisée le 29 décembre 2012, à de nombreuses questions que se posent les patients.

Parmi les questions évoquées quelles différences entre chirurgie esthétique et médecine esthétique ?

Le Docteur Sydney Ohana a notamment expliqué la différence entre médecine et chirurgie esthétique et présenté les principaux traitements de médecine esthétique ( dont les injections de Botox et d’acide hyaluronique pour corriger et le comblement des rides.

                             » c’est évidemment pas les mêmes résultats.

                 La chirurgie Esthétique c’est merveilleux c’est spectaculaire »

Le Docteur Sydney Ohana spécialiste reconnu mondialement et décoré de la Légion d’Honneur a également évoqué les peelings pour rafraîchir le teint, les lasers et de la radiofréquence pour le relâchement cutané.

Le Docteur Ohana a notamment expliqué que la médecine esthétique permet souvent de retarder la chirurgie esthétique du visage ou bien va constituer un traitement complémentaire harmonieux dans le cas.

Ainsi le comblement des sillons nasogéniens dans le même temps que la réalisation d’un
lifting est fréquent.

Interview Docteur Sydney Ohana « la chirurgie esthétique c’est la chirurgie qui s’adresse à l’apparence ( …) on peut commencer par un lifting et combler les rides qui ne sont pas faites pendant le lifting. C’est un complément.

Il y a une évidence qui s’impose chaque année notre vie augmente de trois mois. Tous les 4 ans on gagne un an. C’est à dire qu’un enfant sur deux qui naît actuellement va être centenaire.

Le visage lui ne suit pas alors qu’on a fait des progrès dans d’autres domaines. Donc dès 50 ans, les rides apparaissent les tissus se relâchent et on a envie de garder une belle apparence puisqu’on va vivre longtemps. ( pour voir la vidéo et lire la suite cliquez ici).

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QUELLES SOLUTIONS POUR L’OVALE DU VISAGE ?

Il est fréquent de constater que le contour de l’ovale du visage perd sa ligne régulière à partir de la quarantaine.

On entend alors des patients que leur visage « manque de fraicheur », de « fermeté », qu’il  « a perdu de sa jeunesse ».

Il existe alors deux types de solutions médicales  pour améliorer le profil :

  • Les traitements non chirurgicaux : Les injections d’acide hyaluronique, le raffermissement par radiofréquence et les fils tenseurs.
  • Les traitements chirurgicaux : La lipoaspiration du menton et des bajoues, et la technique du lifting en cas de relâchement cutané plus important

Attention : Un acte médical de médecine esthétique ne remplacera jamais un lifting et ne donnera jamais d’aussi bons résultats sur un relâchement marqué, car prendre en charge la zone des bajoues et de la mandibule, c’est prendre en charge le relâchement cutané, la perte de la graisse et des muscles et le recul du cadre osseux.

Il faut donc en général associer différents traitements pour éviter les erreurs de stratégie.

FAUT-IL ETRE BEAU OU BELLE POUR REUSSIR ? | Sydney Ohana Avis

LES TRAITEMENTS NON CHIRURGICAUX

Les injections d’acide hyaluronique

Lorsque le relâchement est modéré, le fait d’injecter de l’acide hyaluronique au niveau du contour du visage et des pommettes, et créer ainsi un « effet lift », apporte une réelle satisfaction au patient.

Attention toutefois à ne pas avoir la main « trop lourde » afin de préserver la finesse naturelle du visage.

De même, ce « remplissage » ne s’adresse qu’aux visages allongés, car il risquerait d’alourdir les visages plus massifs ou plus ronds.

Les produits de comblement peuvent également être utilisés pour traiter :

-Le problème des cordes apparentes (le fameux « cou de dindon ») par l’injection de botox sur le muscle peaucier pour permettre son relâchement ;

-Le problème des rides horizontales (dites « en collier ») par l’injection d’acide hyaluronique dans chacune des rides pour lisser et repulper le décolleté.

Le raffermissement de la peau par radiofréquence

Sydney Ohana Avis : Les techniques de « skin tightening » par radiofréquence ou lasers infrarouges visent à raffermir la peau et à la remettre en tension lorsque l’affaissement est discret.

Le laser chauffe en profondeur les tissus pour stimuler la formation d’un nouveau collagène.

Mais toutes les peaux ne répondent pas de la même manière à ces stimulations. En effet, une certaine qualité de peau (pas trop sèche) est requise pour obtenir un bon résultat et réduire le risque de douleurs et brûlures.

Le protocole est de 6 séances.

Les fils tenseurs

Les fils “crantés” ou « tenseurs » peuvent être proposés comme alternative non chirurgicale au lifting.

Le principe : Placés sous anesthésie locale tout le long du contour de l’ovale du visage, les fils tenseurs, tous résorbables aujourd’hui, provoquent une réaction inflammatoire qui stimule la production de collagène neuf et révèle l’effet tenseur souhaité.

Les fils sont progressivement « digérés» par l’organisme, et le résultat est visible dans les six à douze semaines après l’intervention, et durable pendant deux ans environ.

De même, dans certains cas, il est possible de proposer un traitement qui combine la pose de fils et des injections, solution plus subtile qu’un excès d’acide hyaluronique.

Pour un beau résultat, les fils doivent être posés par un spécialiste ayant une bonne connaissance de l’anatomie, car il faut les positionner au bon endroit pour un résultat naturel et sans asymétrie.

LES TRAITEMENTS CHIRURGICAUX

 La lipoaspiration du double-menton et des bajoues

Le double menton est le plus souvent lié à une surcharge graisseuse du cou et des bajoues, et peut provoquer un léger relâchement de la peau du cou.

Dans ce cas, une petite aspiration de la zone suffit à rétracter la peau et redraper les contours osseux et le résultat définitif est obtenu entre 2 et 3 mois après l’intervention.

Le lifting 

Une indication : Des bajoues, un double menton et un cou relâché

2 solutions proposées selon l’ampleur du relâchement :

  • Le mini-lift ou « pinces » :

En présence d’un petit relâchement cutané, les muscles sont remis en tension pour corriger l’affaissement, dans le but de rajeunir l’ovale et le rendre plus lumineux.

Il est réalisable sous anesthésie locale et dure environ 45 mn.

Les incisions sont cachées en grande partie dans les cheveux.

Le patient sort de la Clinique le jour même ou le lendemain.

Le visage peut être marqué par un gonflement et des ecchymoses, qui disparaissent au bout de deux semaines.

  • Le lifting-cervico-facial :

Le lifting-cervico-facial est une technique chirurgicale qui connaît un grand succès, car l’affaissement de l’ovale du visage et l’apparition de rides ont toujours été ressentis comme une perte de séduction, mais aussi comme la matérialisation du début de la vieillesse.

De plus, très loin des 1ers liftings qui remontent au début du siècle, les nouvelles techniques sont de moins en moins invasives, se réalisent sous anesthésie locale, et n’entraînent plus d’éviction sociale importante.

L’objectif : Traiter l’affaissement et le relâchement de la peau et des muscles du visage (tempes, joues, bajoues, ovale du visage) et du cou.

Le chirurgien plasticien y associe souvent une liposuccion du double menton pour retirer l’excès de graisse et harmoniser le profil.

Une telle opération n’a pas pour but de changer la forme et l’aspect du visage. Au contraire, elle doit permettre à l’opéré (e) de retrouver l’aspect qui était le sien quelques années auparavant.

Le principe : Remettre les muscles en tension, de manière à corriger leur relâchement. La peau est ensuite redrapée, sans traction excessive.

Cette double action permet d’obtenir un résultat naturel (car la peau n’est pas trop tirée), durable (car le plan musculaire est solide), avec des suites opératoires simples (car la peau « marque » moins du fait qu’elle soit peu traumatisée).

Les incisions cutanées nécessaires sont cachées pour l’essentiel dans les cheveux (au niveau des tempes et de la nuque) et au pourtour de l’oreille. La cicatrice est ainsi presque entièrement dissimulée.

Indications : Le lifting cervico-facial peut être réalisé dès que les signes de vieillissement apparaissent et qu’une demande de correction motivée en est formulée, généralement à partir de 40 ou 45 ans.

Cette intervention peut être associée à un autre geste de chirurgie esthétique faciale : La chirurgie esthétique des paupières (blépharoplastie), la correction de l’affaissement et des rides du front (lifting frontal endoscopique).

Type d’anesthésie : Le lifting cervico-facial est de plus en plus réalisé sous anesthésie locale approfondie par des tranquillisants administrés par voie intra-veineuse.

Les suites opératoires : La sortie pourra intervenir le jour-même ou le lendemain. Œdèmes, ecchymoses et sensation de tension en arrière des oreilles disparaissent dans les 10jours.

Au bout du premier mois, le gonflement a en général presque disparu.

Schématiquement on est :

  • présentable pour les intimes au bout de 7 jours ;
  • présentable pour ses amis au bout du 12eme jour ;
  • présentable devant des personnes dont on veut qu’elles ignorent l’opération au bout de 3 semaines.

Le résultat : Au bout de deux à trois mois, on peut avoir une bonne idée du résultat définitif.

Grâce aux progrès accomplis et à une grande minutie technique du chirurgien, on obtient le plus souvent un effet de rajeunissement appréciable, qui reste toutefois très naturel : le visage n’a pas un aspect « chirurgical » et a retrouvé les traits qui étaient les siens huit ou douze ans auparavant, ce qui donne globalement un aspect reposé, détendu et rafraîchi.

Cette amélioration physique s’accompagne en règle générale d’un mieux-être psychologique certain.

MEDECINE ESTHETIQUE :LE TOP 10 DE CE QUE RECLAMENT LES FEMMES

Qu’est-ce qui obsède les Asiatiques ? Un teint immaculé.

Qu’est-ce qui fait vibrer les Américaines ? Un brushing de star et des dents éclatantes.

De quoi rêve les Françaises? Ne pas avoir l’air fatiguées !

De l’esthéticienne au dermatologue, du maquilleur professionnel au chirurgien et médecine esthétique, tous les spécialistes le confirment : Les femmes françaises ont ce souhait d’effacer, ou du moins d’atténuer, toute trace de fatigue de leurs traits.

L’idéal ? Un teint frais, débarrassé des rides et ridules, pour affronter en beauté le rythme professionnel, la pollution, les nuits raccourcies par les enfants et le manque de repos.

sydney ohana avis
sydney ohana

Le corps a aussi ses exigences : Les femmes le veulent ferme et tonique.

Le top 10 des demandes des patientes :   

  1. Corriger les rides d’expression
  2. Traiter les cernes qui noircissent le regard   
  3. Combler les sillons naso-géniens, les rides d’amertume et ourler les lèvres
  4. Repulper et rafraichir le teint
  5. Raffermir l’ovale du visage
  6. Illuminer le teint et gommer taches et cicatrices
  7. Atténuer l’effet « peau d’orange »
  8. Galber les fesses
  9. Gagner la guerre du poil
  10. Se délester des petits bourrelets persistants

 

Corriger les rides d’expression :

Sydney Ohana Avis: Produit star de la médecine esthétique dont les résultats et l’efficacité ne sont plus à démontrer, le Botox, pratiqué par un médecin spécialiste, est indiqué pour le traitement des rides d’expression (front, région inter-sourcilière/rides du lion, région du pourtour de l’œil /rides de la patte d’oie).

Le principe de la toxine botulique consiste en l’utilisation des propriétés de relaxation musculaire de ce produit, dans le but de réduire l’action des muscles situés au niveau du front et des sourcils (et non de combler la ride).

Ce traitement permet de lisser les reliefs cutanés pour obtenir un effet de rajeunissement par relâchement de la tension musculaire.

Utilisé pour lisser le front et traiter la ride du lion, le Botox rajeunit,  adoucit et ouvre le regard. Pour un résultat naturel, tout est question de dosage : le front doit rester mobile, et ne doit être ni bombé, ni brillant.

Trois “points” injectés au coin de chaque œil permettront d’atténuer les rides de la région du pourtour de l’œil, et ainsi défatiguer le regard.

Injecter de la toxine botulique pour faire remonter la queue du sourcil permet d’agrandir le regard et obtenir un effet « Pinces mannequin » extrêmement recherché.

Les premiers effets sont perceptibles au bout de 3-4 jours, définitifs au bout de 15j. L’effet dure en moyenne 6 mois.

Traiter les cernes qui noircissent le regard :

Le principe d’un traitement anti-âge par injection de produit de comblement (acide hyaluronique) consiste à créer du volume dans les zones qui en manquent.

Utilisée pour atténuer les cernes, cette technique défatigue et éclaire le regard.

Ces injections peuvent être associé à une blépharoplastie.

Combler les sillons naso-géniens, les rides d’amertume et ourler les lèvres :

L’acide hyaluronique permet le traitement non chirurgical des rides du visage et combat les premiers effets du vieillissement.

Rapide et simple, cette technique de comblement des rides est plébiscitée par les patientes partout dans le monde depuis près de 20 ans.

On l’utilise principalement pour combler les sillons naso-géniens, les rides d’amertume et pour redonner du volume aux lèvres.

Le traitement des sillons profonds du visage, creusés au fil des années sous l’effet des mimiques, des rires et des sourires, est employé pour repulper le visage, et parfois, temporiser les indications d’un lifting cervico-facial.

Injecté au niveau des lèvres, l’acide hyaluronique leur redonne jeunesse et fraîcheur.

Repulper et rafraichir le teint :

En cure de 4 séances, espacées de 15j., le mésolift est un traitement anti-âge qui consiste à réaliser de multiples injections superficielles de vitamines au niveau du visage, du cou et du décolleté, et qui permet d’améliorer l’aspect de la peau et de l’empêcher de vieillir prématurément.

Il donne un coup d’éclat immédiat, évite à la peau de se déshydrater, de se rider et de se ternir.

Raffermir l’ovale du visage :

Les fils “crantés” ou « tenseurs » peuvent être proposés comme alternative non chirurgicale au lifting.

Le principe : Placés sous AL tout le long du contour de l’ovale du visage, les fils tenseurs, tous résorbables aujourd’hui, provoquent une réaction inflammatoire qui stimule la production de collagène neuf et révèle l’effet tenseur souhaité.

Les fils sont progressivement « digérés» par l’organisme, et le résultat est visible dans les six à douze semaines après l’intervention, et durable pendant deux ans environ.

Illuminer le teint et gommer taches et cicatrices :

Rien de tel qu’un peeling pour un visage frais, rajeuni et lumineux.

Le peeling englobe 3 différents niveaux de traitement : doux, moyen et profond.

Les peelings légers à l’acide glycolique ou acide de fruits traitent l’acné et redonnent de l’éclat à votre peau.

Les peelings moyens (ou TCA) agissent sur les rides et les taches brunes.

Les peelings dépigmentant au phénol, aux suites plus lourdes, permettent de traiter les tâches de grossesse et les tâches pigmentaires.

Les traitements laser ont également le vent en poupe. Ils peuvent faire  disparaitre les taches brunes, de soleil, et autres imperfections de la peau, telles que la couperose, les varicosités, les cernes, les rides et les vergetures.

L’intensité du laser dépend du problème à gommer.

Atténuer l’effet « peau d’orange » :

La radiofréquence, basée sur l’émission de courants électriques à très haute fréquence passant à travers la peau et qui produisent de la chaleur, permet de :

-raffermir et améliorer la qualité de la peau

-éliminer la peau d’orange

-combattre la cellulite

-retendre une peau distendue

L’effet tenseur et volumateur est immédiat, la peau est repulpée, visiblement plus lisse et ferme ; Dans un second temps, la fabrication d’un nouveau collagène entrainera un raffermissement de la peau et une diminution de la cellulite.

Galber les fesses :

Sydney Ohana:  La technique est non chirurgicale et consiste à injecter de l’acide hyaluronique issu de la biotechnologie (Macrolane) dans les fesses, et s’adresse aux patientes souhaitant une augmentation des fesses ou un remodelage afin de corriger un défaut morphologique.

Biodégradable, le produit se résorbe et des retouches sont nécessaires tous les ans.

Gagner la guerre du poil :

Le but du laser épilatoire est de chauffer et détruire la matrice qui donne naissance au poil.

Plusieurs séances sont nécessaires (entre 4 et 6 souvent), tout dépend  de la pilosité du patient, la vitesse de repousse, la couleur du poil et la zone à traiter.

Le traitement aboutit à la raréfaction des poils. On parle d’épilation progressivement définitive.

Se délester des petits bourrelets persistants :

Il s’agit d’une nouvelle technologie anticellulite ayant obtenu l’agrément de la FDA Américaine en 2010.

Il s’agit d’une technologie non invasive de sculpture de la silhouette basée sur la destruction de la graisse par le froid.

Elle s’effectue grâce à un appareil appelé CoolSculpting, qui expose la zone concernée à un refroidissement extrême grâce à une ventouse.

Dans un premier temps, la peau est aspirée, puis refroidie. Après le traitement, la réaction inflammatoire dure environ 3 mois, période durant laquelle la zone traitée peut être plus ou moins gonflée et sensible

Au bout de 3 mois, on observe une diminution de 30% à 45% de la zone traitée. Le résultat peut être complété par une nouvelle séance après 3 mois.

Seuls les médecins sont habilités à la pratiquer : Soit un chirurgien, soit un dermatologue, soit un médecin esthétique.

l’intervention de chirurgie esthétique la plus pratiquée au monde

Dans une interview à Minute Facile, le docteur Sydney Ohana surnommé le chirurgien stars mais aussi star de la chirurgie esthétique et référence incontournable, décoré de la Légion d’Honneur en juillet 2006 s’exprime à propos de la lipoaspiration.

La liposuccion permet un remodelage de la silhouette par l’aspiration.

Depuis sa mise en place à l’origine par le docteur français, Yves Gérard Illouz, qui a repris les études du dermatologue italien Giorgio Fischer, en 1977, la liposuccion également appelée lipoaspiration ou liposculpture, est une opération de chirurgie esthétique, devenue l’acte le plus pratiqué dans le monde rappelle le docteur Ohana qui pratique cette intervention.

En aspirant des amas graisseux rebelles et profonds (tels que la cellulite), la liposuccion permet un remodelage de la silhouette par l’aspiration.

Pour retirer efficacement la graisse stockée et ne qui disparaît pas malgré les régimes alimentaires, la technique de liposuccion ou lipoaspiration par tunnelisation permet de traiter certaines zones ou la graisse est stockée.

Après la puberté, la cellule graisseuse, l’adipocyte, est en nombre stable chez un patient.

La cellule graisseuse disparaît par conséquent si on a l’aspire expliquent le spécialiste.

La liposuccion est souvent très efficace pour traiter les amas graisseux résistants aux régimes amincissants, à condition de respecter certaines règles précisées par le chirurgien esthétique telles que la qualité de la peau, le choix de zones accessibles par le chirurgien esthétique et un poids qui doit rester stable grâce notamment une activité physique minimum après l’intervention.

Aller chercher la graisse dans les zones où elle se concentre est le principe de la liposuccion ou lipoaspiration qui permet de compléter un régime alimentaire lorsque celu-ci s(avère insuffisant et sous certaines conditions rappelées par le chirurgien esthétique.

La liposuccion ou lipoaspiration permet d’aspirer à l’aide d’une pompe aspirante toutes les graisses par une canule introduite par minuscule orifice puis à faire des tunnels explique le docteur Sydney Ohana

La liposuccion concerne principalement chez la femme : la culotte de cheval, les bras, les hanches, l’intérieur des cuisses, l’intérieur du genou, mollets, bras, flancs, cuisses, genoux, seins.

La liposuccion chez l’homme concerne notamment le ventre, l’intérieur des cuisses, le double menton, les poignées d’amour, mollets, bras qui peuvent être l’objet de lipoaspiration.

En revanche selon le spécialiste, certaine zones ne sont pas accessibles à la lipoaspiration, mais il ne s’agit que de rares exceptions, la majeure partie des zones pouvant donner lieu à une liposuccion précise le chirurgien esthétique.

C’est au chirurgien d’apprécier lors de sa consultation avec sa patiente les zones accessibles à qu’il convient de traiter ou non avant toute intervention de liposuccion ou lipoaspiration.

Partant du principe que la peau va se rétracter, il faut que la peau soit de bonne qualité pour pouvoir retirer la graisse sans avoir à retirer de la peau.

Le docteur Sydney Ohana précise qu’il ne faut pas attendre que, l’âge aidant, la peau ait perdu son élasticité pour pratiquer la liposuccion mais qu’il est souhaitable de le faire lorsque la peau est encore de bonne qualité.

LE TOP 3 DES OPERATIONS ESTHETIQUES

Il précise que les résultats sont meilleurs, avant les grossesses lorsque la peau est plus élastique.

Dans le cas où il y a trop de vergetures, ce qui correspond souvent à un signe de manque d’élasticité, les effets de « yoyo » aboutissent à ce que la peau perde son élasticité ajoute le chirurgien esthétique.

Selon lui, la liposuccion ne peut s’avérer défavorable dans certains cas, lorsque certains facteurs sont réunis.

Il appartiendra au chirurgien de diagnostiquer et de dire si on peut attendre un très bon résultat, ou un résultat correct ou renoncer à l’opération en fonction de la localisation de la graisse.

Dont il est préférable qu’elle soit localisée, plutôt que diffuse.

La qualité de la peau sera aussi déterminante comme le rappelle le chirurgien esthétique.

Afin de contenir les ecchymoses et l’œdème créés par l’aspiration, il sera nécessaire au patient de porter pendant 3 à 4 semaines un panty après l’intervention chrurgicale.

Il faudra attendre environ 4 mois après l’intervention pour que le résultat opératoire soit optimal.

C’est dans ce délai que le résultat devient quasiment définitif à la condition que le patient maintienne son poids et qu’une activité sportive minimum soit pratiquée.

Des spécialistes rappellent cependant que les cellules graisseuses peuvent se multiplier comme toute cellule, ainsi re-stocker les lipides et permettre à la la cellulite de réapparaître si des précautions minimales ne sont pas observées.

Dans tous les cas seul, un chirurgien esthétique pourra faire ces diagnostics et conseiller les choix les mieux adaptés. Pour de plus plus amples précisions il est nécessaire de consulter un spécialiste en chirurgie esthétique.

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Nouvelle branche de la médecine esthétique : Les lasers

Si la conception physique du laser est ancienne (Einstein), son application médicale est récente.

Dans de nombreuses disciplines, il fait partie des techniques innovantes et performantes (Ophtalmologie / myopie.. , ORL / chirurgie des amygdales…).

C’est certainement en dermatologie, en médecine et chirurgie esthétique, où ces techniques sont destinées à des traitements réparateurs, que les progrès sont les plus importants et les plus rapides, car, souvent, le résultat est immédiatement visible.

Très significativement, le traitement laser du visage redonne jeunesse au visage.

Le rayon lumineux est focalisé sur une cible cutanée afin d’en modifier la structure soit en la chauffant, en la coagulant ou en la détruisant.

 

chirurgie-esthetique

Le mot LASER est un acronyme :

L (Lumière)

A (Amplificateur)

S (Stimulation)

E (Emission)

R (Radiation)

  • Création d’une lumière cohérente par stimulation des émissions de radiations.

LE LASER : UN ACTE MEDICAL 

Sydney Ohana Avis: “Tout acte d’épilation non réalisé à la pince ou à la cire est, aux yeux de la loi, un acte médical dont la réalisation doit être faite par le médecin ou sous sa responsabilité”.

  • L’utilisation des lasers et des lampes flash sont réservées aux titulaires d’un diplôme en médecine.
  • Les lasers médicaux ne peuvent être vendus qu’à des médecins.
  • On parle de lasers CLASSE IV.

BREF HISTORIQUE :

  • An 4000 Avant J-C: Les égyptiens utilisent la lumière dans le traitement du vitiligo, en association avec des médicaments.
  • 1917: Albert Einstein élabore la théorie du phénomène d’émission, ce qui aboutit au concept du photon. D’où vient le vrai nom de l’épilation laser : photo-épilation.
  • 1961: Le Dr. Leon Goldstein est le premier à utiliser un laser pour tenter de dénaturer un mélanome.
  • Années 80: Plusieurs tentatives pour élaborer un laser épilatoire (essais/erreurs).
  • 1995: L’épilation laser voit le jour commercialement.
  • 1998: Le laser diode fait son apparition. Le laser diode pour l’épilation est le plus répandu dans le monde.

TYPES DE TRAITEMENTS PAR LA LUMIERE :

Ces traitements permettent d’utiliser la lumière comme une source d’énergie concentrée et précise.

On caractérise ces rayons de lumière en fonction de leurs longueurs d’onde.

  • Un rayon lumineux composé d’une seule longueur d’onde : Le laser.
  • Un rayon lumineux composé de plusieurs longueurs d’onde : Lampe flash (ou lumière intense pulsée).
  • Un rayon lumineux composé d’une seule longueur, mais d’énergie très inférieure au laser : Les L.E.D (Light Emitting Diode)
  • Certains appareils couplent plusieurs appareils générant différentes longueurs d’onde pour en renforcer l’efficacité comme la radiofréquence.

LES PRINCIPAUX LASERS : PAR FAMILLE TECHNOLOGIQUE :

  • LASER ALEXANDRITE: Le laser ALEXANDRITE est basé sur la production de lumière à l’aide d’un cristal d’alexandrite. La lumière est calibrée pour une longueur d’onde bien précise. Cette longueur d’onde est fortement absorbée par la mélanine de la peau et notamment celle du poil.
  • Principe : Chauffer le poil pour le détruire
  • Indications : Surtout réservé aux peaux claires

 

  • LASER ND/YAG: Il utilise un barreau d’Yttrium Aluminium Garnet pour produire une lumière laser. La lumière est calibrée sur une longueur d’onde différente de celle de l’ALEXANDRITE.
  • Indications : Photo-rajeunissement

 

  • LASER DIODE: Basé sur la production de lumière par un composant électronique appelé diode. Il existe plusieurs types de diodes avec des longueurs d’onde différentes.
  • Adapté à tous types de peau et peu douloureux

 

  • LASER COLORANT PULSE: Il produit son rayonnement lumineux par stimulation d’un colorant liquide.

 

  • LASER CO2: Le laser CO2 fait partie des lasers à gaz. C’est l’excitation du gaz qui produit un rayonnement laser.

Principe : La lumière laser entraine un effet de chauffe des couches profondes de l’épiderme, ce qui a un effet tenseur. Plus il y a de passage du laser, plus l’abrasion est importante. Il peut nécessiter une anesthésie.

Objectif : Effacer les effets importants du vieillissement sur la peau par abrasion des couches superficielles de la peau, le but recherché étant de favoriser le renouvellement cellulaire en stimulant la formation de collagène.

 

  • LASER ERBIUM : Constituent une variété de laser de type YAG.

Les lasers Erbium-Yag sont à rapprocher des lasers CO2, notamment par leurs propriétés abrasives.

  • LASER KTP : fait partie de la catégorie des YAG.

 

CHAMPS D’UTILISATION DES LASERS :

  • Rougeurs : couperose, rosacée, angiome, varicosités des jambes…

Lasers adaptés : 

  • Le laser KTP
  • Le laser colorant pulsé
  • Le laser Nd-Yag
  • La lampe intense pulsée

 

  • Pigmentations et tatouages

Les taches solaires peuvent s’effacer avec des lasers tels que le Yag ou le KTP ; Ils sont aussi utilisés pour effacer des tatouages (les monochromes noirs sont relativement faciles à effacer ; ceux composés de couleurs telle que le jaune, vert ou turquoise sont  particulièrement difficiles à fragmenter).

D’autres lasers pigmentaires ont la possibilité d’agir sur certaines lésions par phénomène d’abrasion : Co2, Erbium

 

  • Le laser épilatoire

Sydney Ohana Avis : Dans ce domaine, le but du laser est de chauffer et détruire la matrice qui donne naissance au poil, permettant ainsi une épilation permanente.

  • Actif sur poil qu’en phase de pousse
  • Plusieurs séances sont nécessaires (entre 4 et 6 souvent) /Dépend de la pilosité du patient, de la vitesse de repousse, de la couleur du poil et de la zone à traiter, la couleur même de la peau
  • Le traitement aboutit à la raréfaction des poils et à un calibre de plus en plus fin. On parle d’épilation progressivement définitive.
  • Le laser dit ALEXANDRITE est le laser de référence pour les peaux blanches alors que le laser Nd-YAG ou la diode l’est pour les peaux foncées.
  • Cicatrices et prise en charge du vieillissement cutané

-Utilisation du Nd-Yag ou KTP

-Objectif : Améliorer l’éclat du teint et gommer les imperfections / Traitement des taches brunes /Lissage de la peau

 

  • La cellulite

La cellulite est le terme non médical désignant un amas graisseux sous-cutané disgracieux.

Dans ce domaine, le laser vise la destruction des adipocytes sans aspiration avec déplacement d’une sonde-laser dans la graisse sous-cutanée.

  • Nd-Yag fait chauffer les amats d’adipocytes et les détruits
  • La radiofréquence également (ce n’est pas un laser)

LES RISQUES :

  • Le principal risque : La brûlure (qui reste rare/risque accrut chez les peaux + foncées)

 

  • La douleur est variable d’un sujet à un autre et d’un appareil à un autre (peut-être réduite grâce à des crèmes anesthésiantes sur prescription médicale ou par un système interne ou externe de refroidissement).

 

LES CONTRE-INDICATIONS :

 

-Les peaux fragiles

-Les femmes enceintes

-Les personnes sous antidépresseurs ou sous antibiotiques

-Les personnes ayant des problèmes cardiaques

COUT D’UNE PRESTATION :

-Le coût du traitement d’une couperose varie de 120 à 400€ selon la surface traitée.

-Il en coûtera de 80 à 150 € pour une épilation laser du maillot selon sa surface

LE TOP 3 DES OPERATIONS ESTHETIQUES LES PLUS DEMANDEES CHEZ LES HOMMES

Les motivations

Soucieux de leur image, et plus que jamais désireux de rester en accord avec eux-mêmes, les hommes modernes se tournent aujourd’hui sans complexe vers la chirurgie esthétique.

Poches sous les yeux, tempes qui se dégarnissent, double menton, poignées d’amour disgracieuses… à chaque problème sa solution.

Auparavant réservée à une minorité, la chirurgie esthétique s’ouvre maintenant à toutes les catégories socioprofessionnelles.

De l’homme d’affaire au commercial en passant par l’étudiant, les hommes s’intéressent de plus en plus à leur look.

Désir d’être plus séduisant, envie de paraître plus jeune et dynamique dans son milieu professionnel ou besoin simplement de mettre un terme à leurs complexes… leurs motivations convergent vers le même souhait que les femmes : Etre rassuré sur leur apparence physique et leur potentiel de séduction, tout en gardant charme et virilité.

En quinze ans, la proportion de demande d’intervention est passée de 1 homme pour 15 femmes à 1 homme pour 4 femmes.

La fatalité s’estompe, chacun se sent responsable de son vieillissement.

Les interventions de chirurgie esthétique les plus demandées par les hommes sont :

  • le traitement de la calvitie (alopécie) 
  • la chirurgie du visage (lifting-cervico-facial et paupières)
  • la chirurgie de la silhouette (lipoaspiration)

La chirurgie esthétique d’homme par excellence : Le traitement de la calvitie

Voir topo de Corine

La chirurgie esthétique du visage

Aujourd’hui, comme les femmes, de plus en plus d’hommes demandent à bénéficier des techniques chirurgicales pour atténuer les effets du vieillissement sur leur visage.

Le vieillissement de la peau correspond à une chute brutale et définitive de la production de fibres élastiques du derme à partir de la quarantaine environ.

A cette modification physiologique s’ajoutent des lésions de vieillissement qui sont fortement aggravées par le soleil, le tabac et l’alcool.

Au niveau cervico-facial, les muscles et la peau du visage se relâchent, se traduisant par un aspect fatigué du visage : bajoues, double menton, ovale affaissé…

Le lifting cervico-facial est une intervention qui a pour but de corriger les effets du vieillissement sur la partie inférieure du visage et du cou par une remise en tension de la peau. Il corrige en particulier les bajoues, la perte de l’ovale du visage ainsi que les plis et rides du cou.

Avec les progrès de la technique, cette intervention peut se réaliser sous anesthésie locale, ce qui est plus facilement accepté par les patients, l’homme étant, en général, demandeur de gestes efficaces, mais peu invasifs afin d’avoir la convalescence la plus courte possible.

Pour un résultat optimal, une intervention au niveau des paupières (blépharoplastie) pourra compléter le lifting.

Véritables marqueurs du temps qui passe, les poches sous les yeux concernent davantage les hommes âgés entre 30 et 50 ans et se corrigent en ôtant l’excédent de peau, et éventuellement les excédents de graisse. Idéal pour redonner un coup de jeune et un air plus détendu.

Enfin, les rides du front pourront être traitées par injections de botox, et les sillons nasogéniens ou les creux des joues comblés grâce aux différents acides hyaluroniques.

La chirurgie esthétique de la silhouette

La silhouette masculine aura davantage tendance à stocker la graisse au niveau des seins (donnant ce que l’on appelle une gynécomastie), au niveau des hanches (les fameuses poignées d’amour), et au niveau de l’ensemble de l’abdomen et du ventre, donnant la classique « bouée ».

La lipoaspiration est une technique très efficace sur l’ensemble de ces indications.

AESTHETIC OPERATIONS

La gynécomastie :

La gynécomastie se définit par une hypertrophie de la poitrine chez l’homme.

Chez l’homme « normal », la glande mammaire existe mais est définie par un simple bourgeon mammaire. Chez l’homme souffrant de gynécomastie, la glande mammaire est dense et donne l’aspect d’un « sein ».

La gynécomastie est très fréquente et difficilement assumée.

En effet, avoir des « seins » chez un homme induit souvent une grande gêne psychologique, car elle constitue une forme d’atteinte à la virilité pouvant conduire, dès l’adolescence, à un repli sur soi (impossibilité de se mettre torse nu en public, de porter des vêtements près du corps…).

En présence d’un problème hormonal, un simple traitement médical peut aider à la faire disparaître. Dans les cas où aucune cause n’est trouvée, c’est la chirurgie plastique qui permet de corriger définitivement une gynécomastie et de retrouver un torse harmonieux.

Cette intervention est pratiquée sous anesthésie locale et consiste à aspirer la surcharge graisseuse de chaque côté du thorax. Dans des cas plus imposants, il faut y associer une ablation de la glande et retendre la peau autour de l’aréole.

Outre le confort physique, l’opération de gynécomastie apporte au patient un bénéfice psychologique considérable, le patient retrouvant une poitrine masculine.

La chirurgie  de l’abdomen :

La lipoaspiration apporte une solution particulièrement adaptée aux hommes souffrant d’amas graisseux localisés sur l’abdomen et au niveau des flancs (poignées d’amour).

L’origine de cette expression « poignée d’amour » est amusante.

La langue française qualifie une sangle abdominale rebondie de « poignées d’amour » car le gras ainsi formé sur les hanches prend la forme de deux anses justifiant leur qualificatif de « poignée ». Et « d’amour » parce qu’il est possible de saisir cet excès adipeux lors d’ébats intimes…

Lorsque l’indication est bien pesée, avec une absence de surpoids et une bonne qualité de peau, la liposuccion apporte d’excellents résultats chez les hommes.

Sydney Ohana : En revanche, une liposuccion ne peut suffire lorsque l’homme présente une peau abdominale distendue et des muscles abdominaux relâchés.

TOURISME ESTHETIQUE : Est-ce une bonne idée pour payer moins cher ?

INTRODUCTION :

Les vacances esthétiques sont les nouvelles vacances à la mode.
Alors que certains et certaines recherchent la destination de leurs rêves en fonction de la proximité de la plage, pour d’autres le critère des vacances idéales c’est quand ils ou elles peuvent se faire refaire ce petit défaut qui occupent toutes leurs pensées.

Sydney Ohana : En Europe le phénomène a pris de l’ampleur au début des années 2000, par l’intermédiaire d’Internet. Grâce à ce vecteur d’information et l’ouverture des frontières, la démarche du patient s’est vue énormément simplifiée. L’essentiel du marché se tourne vers des patients en provenance d’Europe occidentale, vers les pays de l’Est (Hongrie, Bulgarie, République tchèque…) et du Sud (Tunisie3, Maroc, Turquie…)

Dans le monde, les destinations de tourisme esthétique sont, pour les plus connues, le Brésil, la Corée du Sud, l’Inde, la Tunisie…

Pour info, la France se tourne essentiellement vers les pays de la Méditerranée, dont la Tunisie, qui est depuis 2004, la première destination des Français pour la chirurgie esthétique.

Prochaine destination ? Une salle d’op’ à l’étranger !

TOURISME ESTHETIQUE

  1. Chirurgie esthétique à l’étranger : les avantages

    i) Un prix plus attractif :

    C’est moins cher. On ne va pas se faire opérer du nez à des milliers de kilomètres pour l’exotisme ou par curiosité. C’est bien l’économie d’argent qui motive les patients. Selon les pays, une augmentation mammaire coûte entre 1800 et 2500 €, contre 4500 à 6000 € en France. Idem pour un lifting cervico-facial, qui coûte entre 5000 et 6000 € en France. Il faut savoir que beaucoup de plasticiens (notamment au Maghreb) ont été formés en France. Mais pour être vraiment rassurée, demandez à consulter les diplômes et les qualifications de votre chirurgien avant de vous lancer.

    ii) Un cadre idyllique :

    Se faire opérer dans un cadre idyllique (palmiers, plage, mer…), aide forcément à relativiser, à ne pas angoisser et à dédramatiser l’acte chirurgical. D’autant que beaucoup de tour-opérateurs proposent des journées de tourisme culturel “light” dans le but de divertir et faire découvrir le pays afin d’éviter que la seule chose que le patient ai vu soit le trajet aéroport/clinique. Une façon aussi de détendre ceux et celles qui ont une peur bleue de l’ambiance médicale précédant l’intervention chirurgicale.

    iii)  Une éventuelle prise en charge en cas de complication médicale grave :

Bien que le discours des chirurgiens plasticiens français aime à laisser planer un doute hautement anxiogène en ce qui concerne le tourisme esthétique, une intervention de chirurgie esthétique ou plastique réalisée à l’étranger ne se finit pas inéluctablement en septicémie ou en mastectomie. D’autant que, en cas de complication médicale grave (embolie pulmonaire, septicémie, complication nécessitant une hospitalisation en soins intensifs…) les soins sont  pris en charge par l’Assurance Maladie, que la chirurgie esthétique ait été réalisée en France ou à l’étranger. Par contre, en ce qui concerne les suites opératoires, les insatisfactions, les malfaçons, les complications classiques (hématomes, nécroses, infections hors septicémie…) ainsi que les résultats inesthétiques, ce n’est pas pris en charge par l’Assurance Maladie (que l’acte ait été réalisé en France ou à l’étranger d’ailleurs).

   2. Chirurgie esthétique à l’étranger : les inconvénients

i) Une consultation préopératoire la vielle de l’intervention :

Ça peut être psychologiquement traumatisant. Se faire refaire le nez ou les seins n’est pas anodin. Cela implique de mûrement réfléchir sa décision et de discuter de ses motivations avec le chirurgien, qui sera le plus à même de juger de l’état d’esprit de la patiente. Or, s’il est courant qu’un plasticien français refuse d’opérer une femme fragile et/ou déséquilibrée après l’avoir reçue en consultation, il est très rare qu’un chirurgien étranger refuse l’intervention d’une “cliente” ayant déjà payé pour un forfait qui comprend généralement le transport, l’hébergement et l’intervention. D’autant que la consultation préopératoire a souvent lieu… la veille même de l’intervention. Ce qui laisse peu de temps à la réflexion et peut donner l’impression de “subir” cet événement où tout se passe très vite.

Se faire opérer à l’étranger ne conviendra donc pas à celles qui ont besoin de dialoguer longuement avec le chirurgien, qui saura la rassurer et la conseiller, pour ensuite se faire opérer sereinement.

ii)  Un suivi inapproprié :

Il faut garder à l’esprit que les échanges avec le chirurgien se feront essentiellement par mail et/ou téléphone et que le plasticien ne pourra se fier qu’au ressenti et aux photos que le patient lui enverra pour juger de l’évolution des résultats de l’intervention. Ce n’est pas très tranquillisant, surtout quand on sait que dans ce domaine encore plus qu’ailleurs, rien ne remplace le toucher du plasticien pour déceler une éventuelle anomalie.

iii) Qui gère les complications ?

Infections, phlébites, embolie pulmonaire… Des complications lourdes peuvent apparaître plusieurs semaines après l’opération de chirurgie plastique. Or si vous l’avez pratiquée à l’étranger, vous êtes alors déjà rentré. En France, la chirurgie esthétique a acquis avec la loi de 2005 un niveau d’excellence en termes de qualité et de sécurité qu’on ne retrouve pas dans tous les pays. Dans l’Hexagone, les pratiques sont strictement encadrées, ce qui explique le prix plus élevé des prestations… mais qui comprend aussi le suivi de la patiente sur le long terme. Mais la législation en vigueur protège uniquement les patientes opérées sur le territoire français. Chaque année, nombreuses sont donc les victimes du tourisme chirurgical se trouvant complètement démunies en cas de complications (incapacité physique de de se déplacer pour revoir le chirurgien / impossibilité financière de retourner voir le chirurgien les ayant opérés / pas de recours juridique possible face à des plasticiens dépendant de la loi de leur pays d’exercice)

iv) Quel recours en cas de ratés ?

Il n’existe pas de statistiques disponibles, en France comme à l’étranger, car ils ne sont pas vraiment mesurables.

Dans le cas de mauvais résultat, à l’étranger, des clauses qui peuvent paraître rassurantes sont souvent ajoutées au contrat, promettant des retouches gracieuses négociées à l’amiable. Attention toutefois car l’appréciation du résultat revient au chirurgien. En cas de conflit, le recours juridique se fait dans le pays où l’intervention s’est déroulée et la législation est variable d’un pays à l’autre.

3. Le mot d’ordre est « prudence »

i) Les précautions à prendre avant une opération à l’étranger

Avant de se faire opérer certaines précautions et vérifications sont indispensables.

Par exemple, en France  :

  • Il faut principalement vérifier que son chirurgienest bien inscrit à l’ordre des médecins.
  • La loi française impose aux praticiens une consultation de visu avec le patient et 15 jours de délai de réflexion avant l’opération. Ce prérequis n’est pas respecté lors d’une opération à l’étranger.

Les lois et les normes en matière de santé étant différentes ou absentes à l’étranger, la liste des détails à vérifier est longue… Il faut vérifier que :

  • Le chirurgien possède-t-il le diplôme de spécialiste en chirurgie plastique reconstructrice et esthétique requis en France ?
  • Le personnel parle-t-il français ?
  • La qualité du matériel, de la clinique et des prothèses utilisées est-elle aux normes françaises ?
  • Le chirurgien opère en cabinet ou en clinique ? (Les cabinets n’ont pas autant de matériel, surtout en cas de complications.)
  • La clinique comporte-t-elle des anesthésistes et des réanimateurs. Sont-ils présents 24/24h ?
  • Le chirurgien et la clinique sont-ils assurés en cas de complications ?
  • Au moment de la proposition du devis, n’hésitez pas à demander toutes sortes d’informations (risques, contre-indications, effets secondaires, suites opératoires) et au moment de l’acceptation, exigez la signature conjointe d’un contrat stipulant la nature de l’intervention et les conditions de prise en charge post-opératoire.
  • Demander l’avis de 2 ou 3 chirurgiens de son pays pour s’assurer de la nécessité de l’intervention et de la meilleure méthode à employer pour parvenir au résultat souhaité.
  • De retour chez vous, veillez à rester en contact avec votre chirurgien par téléphone, à propos d’éventuels effets secondaires. Si vous avez un doute, faites un suivi médical avec un des correspondants chirurgiens référents, dont les coordonnés devront vous être communiqué.

   ii) Réglementation des agences de voyages

La Direction Générale de la Santé signale que les autorités françaises n’ont aucun pouvoir de contrôle sur ces pratiques, réalisées en dehors du territoire national. De plus, selon le code du tourisme français, les agences de voyages ne sont pas autorisées à contribuer, de manière directe ou indirecte par publicité ou information, à la vente de prestations de chirurgie esthétique, sous peine d’un éventuel retrait de licence. Leurs assurances ne couvrent en aucun cas leur responsabilité pour ce type de prestations en cas de complications médicales.

CONCLUSION :

Sydney Ohana Avis : La meilleure conclusion est sans doute celle de la Société Française de Chirurgie Plastique Reconstructrice et Esthétique (SoFCPRE) qui compare le tourisme esthétique aux imitations de sacs de luxe que l’on peut acheter sur les marchés tout en étant conscient des risques que l’on encourt si l’on se fait prendre à la frontière : “si le sac ne tient pas et que les ferrures lâchent, on se réconforte en disant qu’on ne l’a pas payé cher. Mais si l’on se fait pincer, cela coûte une fortune”.

Dans le cas de la chirurgie esthétique, c’est de votre beauté voire de votre santé qu’il s’agit. Alors posez-vous la question de savoir si vous êtes prête à faire ce pari, quitte à en payer le prix en cas de souci…

La santé ne se brade pas et la médecine n’est pas un commerce. Or ici, c’est tout le code de santé publique qui est bafoué. Non seulement les règles de sécurité qui précèdent et qui suivent l’intervention mais également l’article sur la déontologie qui interdit toute forme de commerce et de compérage avec un chirurgien en dehors de l’Europe.