COMMENT BIEN CHOISIR SES PROTHESES MAMMAIRES ?

STATISTIQUES :

La pose de prothèses mammaires est l’intervention la plus pratiquée dans le monde, avec près de 1,8 million d’interventions en 2013.

Sydney Ohana : En France, 400 000 femmes environ auraient déjà franchi le pas, et la demande reste élevée et croissante.

QU’EST-CE QU’UNE AUGMENTATION MAMMAIRE ?

L’augmentation mammaire consiste à poser des prothèses mammaires pour augmenter la poitrine ; dans certains cas, cela peut aussi corriger un léger affaissement de la glande mammaire, lorsque la perte de volume est consécutive à une grossesse ou un amaigrissement.

CHOIX DES PROTHESES MAMMAIRES :

Sydney Ohana : Lors de la première consultation, le chirurgien examine la silhouette, le buste, la taille, la forme et le positionnement des seins, la place des aréoles, la forme du thorax.

S’il dépiste une asymétrie, il la signalera, car elle risque d’être plus prononcée une fois les prothèses mammaires en place.

La patiente expose alors au chirurgien son projet esthétique et ses attentes, points essentiels à définir pour être satisfaite du résultat.

Vient alors le temps des essais et du choix des prothèses mammaires.

La majorité d’entre elles sont constituées d’une enveloppe en silicone et d’un produit de remplissage.

Le chirurgien explique les paramètres à prendre en compte pour choisir le modèle le plus adapté au résultat désiré, mais également à la morphologie de la patiente.

En accord avec sa patiente, le chirurgien choisira :

  • Des implants remplis avec un gel de silicone ou du sérum physiologique
  • Des implants anatomiques ou des implants ronds
  • La projection de l’implant
  • Le volume/la taille de l’implant
  • La position des implants

Des implants remplis avec un gel de silicone ou du sérum physiologique.

-L’implant mammaire à base de gel de silicone a été réintroduit en 2001 après avoir été interdit en 1992 suite à la publication de rapports qui évoquaient un lien possible entre implant mammaire et développement de maladies auto-immunes.

Cette éventualité n’ayant jamais été prouvée, l’implant mammaire à base de silicone a été autorisé à nouveau et il est désormais le plus utilisé actuellement en France.

En effet, la quasi-totalité des chirurgiens esthétiques conseillent cette matière qui permet d’obtenir au toucher une sensation beaucoup plus naturelle des seins.

Aujourd’hui en France, 99% des implants mammaires sont à base de silicone.

Cependant, l’implant mammaire à base de silicone nécessite un suivi clinique et radiologique très rigoureux car seule une radio peut détecter une éventuelle fuite de silicone.

-L’implant mammaire à base de sérum physiologique a une durée de vie plus courte (7 à 8 ans contre 12 à 15 ans pour ceux en silicone).

Certains chirurgiens trouvent que le sérum physiologique rend un résultat moins naturel et présente un risque de rupture ou de dégonflement beaucoup plus élevé.

Ce sont les plus utilisés car ils donnent un résultat plus naturel que ceux remplis avec du sérum physiologique, à la vue comme au toucher.

Le risque de plis et de dégonflement est diminué, et la consistance de l’implant est proche de la glande mammaire.

En cas de rupture de l’implant, la viscosité du gel limite la fuite de silicone dans l’organisme.

protheses mammaires

  • Des implants anatomiques ou des implants ronds.

-Les implants anatomiques en forme de goutte d’eau sont des prothèses sur- mesure, offrant un résultat naturel.

Sur le plan de la chirurgie de la reconstruction du sein, ces prothèses sont également beaucoup utilisées.

-Les prothèses rondes sont les premières mises en place sur le marché.

Elles donnent du volume à la poitrine tout en accentuant l’effet pigeonnant du décolleté.

Ce sont les implants « classiques », symétriques en forme et souvent remplis avec la gelée de silicone.

Les prothèses mammaires rondes sont disponibles en des tailles différentes selon les besoins de chaque patiente.

  • La projection de l’implant

Il existe 3 projections pour les prothèses rondes :

-Moyenne

-Haute

-Ultra haute

Le choix de l’une de ces projections est décidé entre la patiente et le chirurgien.

Le volume est ensuite adapté en fonction de la morphologie de la patiente.

  • Le bon volume / Le choix de la taille

Le choix de la taille des implants mammaires est un moment crucial qui va déterminer en grande partie la réussite d’une augmentation mammaire.

Ce choix doit être fait en accord avec votre praticien car il y a d’une part, le souhait de la patiente, et de l’autre les possibilités techniques du choix de l’implant directement liées aux caractéristiques morphologiques de la poitrine de la patiente avant l’intervention.

C’est le praticien qui va déterminer, grâce à son expérience chirurgicale, jusqu’où vous pouvez aller en terme de volume d’implant mammaire.

Pour cela, il est nécessaire que la patiente réfléchisse honnêtement et raisonnablement au genre de poitrine qu’elle souhaite vraiment. Sinon, elle risque d’être déçue, soit par des seins trop gros, soit par des seins trop petits une fois l’œdème post-opératoire résorbé.

L’évolution naturelle du choix des implants va vers des volumes de plus en plus importants. Cela est lié, en partie, aux médias qui véhiculent des images et des symboles qui incitent à des choix d’implants plus volumineux.

De célèbres vedettes de télé réalité sont souvent citées en exemple au cours des consultations pour évoquer les volumes désirés.

Il en va de la responsabilité du chirurgien de limiter le volume à une qualité de résultat « raisonnable ».

Pour la simulation, la plupart des chirurgiens disposent d’implants-tests à glisser dans le soutien-gorge pour se rendre compte du résultat.

Le mieux est d’apporter un T-shirt blanc col en V, qui donnera une bonne idée de l’augmentation et de son impact sur le décolleté et la silhouette.

L’essai se fait également au cours de l’intervention par des implants-test stériles pour la décision de la pose de l’implant définitif.

  • La position des implants.

L’implant mammaire peut se mettre en arrière de la glande mammaire sur le muscle pectoral ou en arrière de ce même muscle directement contre le thorax.

Ces choix qui mèneront à la combinaison définitive devront être menés par un  chirurgien :

  • qui a la compétence en chirurgie plastique, reconstructrice et esthétique ;
  • qui a opéré une amie ou une connaissance ravie du résultat ;
  • qui vous inspire confiance, a écouté et compris ce que vous vouliez, signe qu’il saura aussi répondre et rassurer après l’intervention, y compris en cas de complications.

2 SUJETS LIES:

PROTHESES MAMMAIRES ET CANCER :

Parler du choix de ses prothèses revient à évoquer un sous-sujet brûlant, mais d’actualité : Le lien Prothèses mammaires / Cancer.

Plusieurs études ont montré l’absence d’augmentation du risque de cancer du sein chez les femmes porteuses d’implants mammaires.

La récente divulgation du risque de Lymphome anaplasique à grandes cellules associé à un implant mammaire, type de cancer extrêmement rare (19 cas sur 400 000 porteuses d’implants mammaires à ce jour) a fait l’objet de plusieurs réunions d’experts.

En l’absence de preuves formelles de l’implication des prothèses, aucune interdiction n’est pour le moment envisagée.

Le risque est encore très difficile à quantifier, et il est si faible qu’il ne justifie aucune explantation préventive, quel que soit le type et l’âge de l’implant.

Néanmoins, les chirurgiens sont désormais tenus d’informer les patientes de ce risque, comme de tous les risques graves même rarissimes liés à l’anesthésie et à l’intervention.

LA QUALITE DES IMPLANTS :

Sydney Ohana : Même si le scandale des implants P.I.P. frauduleusement remplis de gel de silicone non conforme à la législation n’avait pas eu lieu, toute patiente désireuse de se faire poser des implants mammaires s’interroge forcément sur la qualité des implants qu’elle va recevoir.

Pour cela, elle doit pouvoir poser toutes les questions qui la préoccupent sur ce point à son chirurgien.

Depuis 2011, l’ANSM multiplie les contrôles de fabricants et distributeurs et vient d’annoncer une campagne de surveillance renforcée, en raison notamment du risque de lymphome anaplasique à grandes cellules associé à un implant mammaire.

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