TATOUAGES ET MAQUILLAGE PERMANENT

LES TECHNIQUES ET LES METHODES POUR LES EFFACER 

DEFINITION :

Sydney Ohana Avis : Le tatouage consiste en l’introduction de pigments et de colorants dans la peau afin d’obtenir un un dessin décoratif ou symbolique permanent et indélébile.

La racine du mot, ta signifie « dessin » et atua signifie « esprit, dieu ».

Auparavant, il était effectué avec de l’encre de Chine ou des encres à base de charbon. De nos jours, il s’agit d’encres contenant des pigments industriels.

Il existe différentes couleurs d’encre et même une encre transparente qui ne réagit qu’à la lumière noire (il s’agit du tatouage « UV »).

TATOUAGES ET MAQUILLAGE PERMANENT

HISTOIRE :

Le tatouage est pratiqué depuis plusieurs milliers d’années dans le monde entier.

À l’origine, ces marques sur la peau étaient des signes d’appartenance à un groupe : tribal, religieux, de pirates, d’anciens prisonniers ou de légionnaires. Mais c’était également une manière de marquer de manière indélébile certaines catégories de gens, comme les esclaves ou les prisonniers.

Mais aujourd’hui, les raisons pour lesquelles les gens choisissent d’être tatoués sont diverses : Identification à un groupe, esthétique, rituel, religieux.

Un tatouage correspond souvent à un moment important de la vie, agréable ou douloureux (naissance, décès, réussite personnelle ou professionnelle). Le motif, mais aussi le lieu de l’inscription a également une importante signification.

LA TECHNIQUE :

Sydney Ohana Avis : Selon la tradition, les cultures tribales créent les tatouages à l’aide d’outils aiguisés, le plus souvent fabriqués avec des os.

De nos jours, la méthode la plus répandue est d’introduire l’encre dans la peau avec un dermographe qui est un appareil composé de fines aiguilles ; lorsqu’il est enclenché, les pointes se déplacent rapidement de haut en bas et permet l’insertion de l’encre entre le derme et l’épiderme.

LES ENCRES DE TATOUAGE :

Aujourd’hui, il existe en pratique deux types d’ « encres » : Les colorants solubles et les pigments insolubles.

LES RISQUES :

Le métier de tatoueur n’est actuellement toujours par reconnu par la loi française.

Toutefois, une charte d’hygiène existe depuis 2003, écrite conjointement par le Syndicat National des Artistes Tatoueurs et des médecins de l’hôpital Rotschild à Paris, qui établit les règles d’hygiène et de stérilisation du matériel.

Les plus élémentaires :

-Avant de tatouer, l’artiste inspecte la peau à la recherche de grains de beauté ou de lésions sur lesquels il ne faudra pas tatouer, rase la peau et la désinfecte

-Le matériel utilisé est stérile et/ou à usage unique et le port des gants obligatoire

-Après la séance, une série de recommandations et de conseils est donnée au client qui devra se représenter à distance pour vérifier que le tatouage a bien cicatrisé.

Malgré toutes ces précautions, la réalisation d’un tatouage n’est pas sans risque : 

-Les risques infectieux locaux : La petite plaie provoquée par les aiguilles met plusieurs semaines à cicatriser et peut, notamment être la porte d’entrée à des infections bactériennes, notamment à Staphylocoques.

C’est la raison pour laquelle le tatoueur désinfecte régulièrement la peau pendant le geste et pendant la cicatrisation du tatouage, et le client se doit de nettoyer à l’eau et au savon plusieurs fois le tatouage et ce dès la fin de la séance.

-Les risques infectieux viraux : Le tatouage s’accompagne d’un saignement  durant la séance avec un risque potentiel de contamination par certains virus transmissibles par le sang  comme l’hépatite B, le VIH et surtout l’hépatite C.

La contamination était due à l’absence d’asepsie de la part de tatoueurs qui réutilisaient du matériel ou les mêmes aiguilles sur plusieurs patients sans les stériliser.

Actuellement, les tatoueurs « professionnels » utilisent soit des aiguilles jetables à usage unique, soit du matériel qu’ils stérilisent.

-Les réactions allergiques aux encres de tatouages : Il s’agit probablement de la complication la plus fréquente après tatouage. Les réactions se caractérisent par un tatouage qui démange et qui gonfle. Le plus souvent, une seule couleur est affectée par le phénomène (habituellement le rouge).

Ces réactions sont imprévisibles et peuvent arriver dans des délais allant de quelques semaines à plus de 40 ans après le tatouage.

L’obligation de marquer la composition des encres pourrait permettre de limiter ce genre de situation et de mieux conseiller un client en cas d’allergie connue à un composant.

Le traitement de ces allergies passe par l’application de corticoïdes locaux. Mais, ces traitements sont décevants car l’encre est toujours présente dans la peau et le retrait du tatouage par laser est parfois indispensable.

Les risques liés aux problèmes de peau pré-existants : En pratique, aucun artiste ne tatoue sur une zone de peau présentant des lésions cutanées ou sur des grains de beauté.

ALTERNATIVES AU TATOUAGE DEFINITIF :

Les tatouages temporaires :

Sydney Ohana Avis : Ils sont réalisés de diverses manières : Ils peuvent être collés (tatouages autocollants), peints (tatouage au henné) sur la surface de la peau, et même fixé sur une dent (tatouage dentaire).

Les tatouages semi-permanents :

1/Le maquillage permanent est un tatouage esthétique dit « indélébile » ; en réalité, les pigments utilisés sont semi-permanents et s’altèrent après quelques mois ou années.

2/Le tatouage semi-permanent est effectué comme les tatouages traditionnels mais l’encre est insérée seulement dans l’épiderme et s’élimine naturellement avec le renouvellement de la peau. De plus, des encres dites « biodégradables » peuvent être utilisées afin de faciliter l’élimination des pigments.

LES METHODES D’EFFACEMENT :

Il existe deux moyens assez efficaces de faire disparaître un tatouage :

  • Soit le faire recouvrir par un nouveau tatouage
  • Soit le faire retirer au laser chez un dermatologue disposant de l’équipement adéquat

1/Le recouvrement :

Le recouvrement implique nécessairement l’élargissement de la zone tatouée et les pigments renouvelés seront plus visibles qu’un tatouage ancien.

2/Le détatouage laser :  

Le laser : Le détatouage au laser Q-Switched permet de faire exploser les pigments en les chauffant, pour les transformer en fines particules qui pourront être éliminées par l’organisme.

Même si cette technique reste la plus sûre, Il ne faut pas avoir d’attente irrationnelle : Le détatouage ne permet pas de retrouver sa peau à l’identique, et personne ne peut garantir une efficacité à 100%.

Les encres résistantes : Si vous décidez de vous faire enlever votre tatouage au laser, sachez que toutes les couleurs ne s’effacent pas. Les couleurs classiques, telles que le noir, le rouge, le bleu foncé ou le marron partent facilement. En revanche, même avec un laser dernière génération, il est très difficile de faire partir un tatouage vert, bleu turquoise, rose ou jaune. On utilisera alors un laser de « resurfaçage » qui va brûler totalement cette zone de peau. Quant aux encres blanches ou phosphorescentes, il est carrément impossible de les retirer.

Le nombre de séances : Il est totalement imprévisible. Un tatouage amateur peut partir au bout de 3 à 6 séances, alors qu’un bras entier demandera jusqu’à 30 ou 40 séances.

Les médecins habilités : En France, la législation réserve l’usage des lasers médicaux aux médecins formés aux lasers, les médecins esthétiques et les dermatologues, et interdite aux assistants médicaux. Autrement, il est considéré comme un exercice illégal de la médecine.

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